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Science de la survie

Pourquoi les techniques fonctionnent

SurviveBetter · Version du 2026-10-17 · 26 entrées

La physique, la chimie et la biologie qui expliquent les techniques de plein air – de quoi comprendre les méthodes plutôt que de simplement les copier.

01 · Physique · Relecture par un expert à venir

Transfert de chaleur : conduction, convection, rayonnement, évaporation

La chaleur va toujours du plus chaud vers le plus froid – par quatre voies : par contact direct (conduction), par l'air ou l'eau en mouvement (convection), sous forme de rayonnement infrarouge invisible (rayonnement) et par l'évaporation de l'humidité. Presque toutes les techniques pour se tenir chaud, se rafraîchir ou cuisiner agissent sur une ou plusieurs de ces voies. Les connaître explique pourquoi les matelas de sol, les coupe-vent, les couvertures de survie et les vêtements secs fonctionnent.

Cette fiche explique la physique. En cas de signes d'hypothermie ou de maladie liée à la chaleur, appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).

Quatre voies de transfert de chaleurQuatre images. 1 Conduction : un bloc chaud repose sur un bloc froid, des flèches montrent la chaleur qui traverse la surface de contact, exemple : sol froid. 2 Convection : de l'air froid passe le long d'un bloc chaud et emporte l'air réchauffé, exemple : vent ou cours d'eau. 3 Rayonnement : un feu rayonne de la chaleur à travers une couche d'air vers un objet, sans contact, exemple : un feu ou un ciel nocturne dégagé. 4 Évaporation : des gouttes d'eau sur un bloc chaud s'évaporent et emportent de la chaleur, exemple : sueur ou vêtements mouillés. Règle : la chaleur va toujours du plus chaud vers le plus froid. Contre-mesures : matelas de sol, coupe-vent, toit ou feuille isolante, rester au sec.1Conduction2Convection3Rayonnement4Évaporationchaudfroidchaudair froidlame d'airchaudLa chaleur se déplace parcontact directp. ex. sol froidL'air ou l'eau en mouvementemporte la chaleurp. ex. vent, ruisseauInfrarouge – sans contact,à distancep. ex. feu, ciel nocturneL'eau qui s'évaporeemporte la chaleur avec ellep. ex. sueur, vêtements mouillésLA CHALEUR VA TOUJOURS DU PLUS CHAUD VERS LE PLUS FROIDParades : 1 matelas · 2 coupe-vent · 3 toit ou couverture de survie · 4 rester au secSchéma · pas à l’échelle
Quatre voies de transfert de chaleur

Erreurs courantes

  • Ne penser qu'à se couvrir et oublier le sol (conduction)
  • Sous-estimer la protection contre le vent (convection)
  • Voir dans la couverture de survie l'unique solution (rayonnement et vent seulement)
  • Transpirer abondamment par temps froid (évaporation)

Limites et risques

  • Pas de modèles de calcul ni de données sur les matériaux
  • Ne remplace pas les informations météo et de santé

Sources

  1. [1]

    David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics

  2. [2]

    Wilderness & Environmental Medicine (Wilderness Medical Society) (2019): Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Out-of-Hospital Evaluation and Treatment of Accidental Hypothermia: 2019 Update

    https://doi.org/10.1016/j.wem.2019.10.002

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-heat-transfer

02 · Physique · Relecture par un expert à venir

Comprendre les fronts météorologiques : front chaud et front froid

Un front météorologique est la limite entre deux masses d'air de température et d'humidité différentes. Lors d'un front chaud, l'air chaud glisse lentement au-dessus de l'air froid – il s'annonce souvent plusieurs heures à l'avance par des nuages hauts et fins et apporte une pluie persistante. Lors d'un front froid, l'air froid s'enfonce sous l'air chaud – le temps change vite, avec des averses, des rafales et parfois des orages. Connaître ces signes aide à mieux comprendre les prévisions et à planifier plus prudemment.

Votre propre observation météo complète la prévision officielle mais ne la remplace pas. Avant les sorties, consultez la prévision et les alertes météo du service météorologique national.

En montagne, le temps peut changer localement et très rapidement, même sans front identifiable.

Erreurs courantes

  • Considérer comme inoffensive une nébulosité haute qui s'approche
  • Se fier uniquement à la prévision de la veille
  • Ignorer la baisse de la pression atmosphérique
  • En montagne, planifier la journée sans heure de demi-tour

Limites et risques

  • Pas de règles de prévision avec indications de durée
  • Ne remplace pas les alertes des services météorologiques

Sources

  1. [1]

    U.S. National Weather Service (NOAA): JetStream – An Online School for Weather

    https://www.noaa.gov/jetstream

  2. [2]

    Deutscher Wetterdienst (DWD): Wetter- und Klimalexikon

    https://www.dwd.de/DE/service/lexikon/lexikon_node.html

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-weather-fronts

03 · Physique · Relecture par un expert à venir

Comment se forment les orages

Les orages ont besoin de trois ingrédients : de l'air humide, une atmosphère instable dans laquelle l'air ascendant continue de monter, et un déclencheur comme le réchauffement par le soleil, les montagnes ou un front froid. Dans le nuage d'orage qui s'élève, les collisions entre cristaux de glace et grésil séparent les charges électriques – l'éclair les équilibre. Comprendre cela aide à reconnaître plus tôt les situations orageuses typiques et explique pourquoi il faut chercher un abri à temps.

Si vous entendez le tonnerre, la foudre peut vous atteindre. Cherchez immédiatement un abri dans un bâtiment solide ou dans un véhicule métallique à toit rigide, et ne ressortez qu'environ 30 minutes après le dernier coup de tonnerre.

Les orages peuvent provoquer des crues soudaines, même dans des vallées où il ne pleut pas. Évitez les lits de ruisseaux, les gorges et les passages souterrains ; ne roulez ni ne marchez jamais sur des routes inondées.

En montagne, des orages de chaleur se forment souvent l'après-midi. Partez tôt et fixez des heures de demi-tour.

Erreurs courantes

  • Attendre qu'il pleuve pour battre en retraite
  • Déduire de l'intervalle entre l'éclair et le tonnerre qu'on est encore en sécurité
  • S'abriter sous des arbres isolés
  • Repartir immédiatement après le dernier éclair

Limites et risques

  • Pas de consignes de comportement détaillées – voir l'article sur la protection contre la foudre
  • Pas d'indications sur la fréquence régionale des orages

Sources

  1. [1]

    U.S. National Weather Service (NOAA): JetStream – An Online School for Weather

    https://www.noaa.gov/jetstream

  2. [2]

    NOAA National Weather Service (USA): Lightning Safety

    https://www.weather.gov/safety/lightning-tips

  3. [3]

    Deutscher Wetterdienst (DWD): Wetter- und Klimalexikon

    https://www.dwd.de/DE/service/lexikon/lexikon_node.html

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-thunderstorms

04 · Physique · Relecture par un expert à venir

Refroidissement éolien : pourquoi le vent fait paraître plus froid

Le vent enlève sans cesse la couche d'air chaud proche de la peau, si bien que la peau exposée refroidit plus vite. L'indice de refroidissement éolien traduit la température de l'air et la vitesse du vent en une température ressentie. Il décrit la perte de chaleur et le risque d'engelures pour la peau – mais le vent ne refroidit pas les objets, l'eau ou les moteurs en dessous de la température de l'air.

Par vent fort et froid, couvrez le visage, les oreilles, le nez et les doigts, et surveillez les zones de peau blanches et insensibles – elles peuvent être les signes d'une gelure naissante.

Étapes

  1. 1

    Lire l'indice

    Par temps froid, les services météorologiques indiquent souvent une température ressentie ou un refroidissement éolien. Cela renseigne mieux sur le risque de gelure que la seule température de l'air.

  2. 2

    Utiliser une couche coupe-vent

    Même une fine couche extérieure coupe-vent garde l'air chaud à l'intérieur des vêtements et réduit fortement l'effet.

  3. 3

    Couvrir la peau

    Le visage, les oreilles et les mains sont les plus touchés – portez un bonnet, un tour de cou et des gants.

  4. 4

    Chercher l'abri du vent

    Faites vos pauses derrière des rochers, des bâtiments ou en forêt ; choisissez un emplacement de tente à l'abri du vent.

Erreurs courantes

  • Croire que le refroidissement éolien s'applique à la température d'un bidon d'eau
  • S'habiller uniquement d'après la température de l'air
  • Laisser la veste coupe-vent dans le sac à dos

Limites et risques

  • Pas de valeurs de tableau
  • Pas de traitement des gelures

Sources

  1. [1]

    NOAA National Weather Service (USA): Wind Chill Chart / Wind Chill Temperature Index

    https://www.weather.gov/safety/cold-wind-chill-chart

  2. [2]

    David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-wind-chill

05 · Physique · Relecture par un expert à venir

L'air immobile et pourquoi les vêtements mouillés refroidissent

Les vêtements, les sacs de couchage et les matelas ne chauffent pas par eux-mêmes – ils emprisonnent de l'air. L'air immobile conduit mal la chaleur et constitue donc un bon isolant. Si le matériau est mouillé, l'eau remplace l'air : l'eau conduit la chaleur environ 20 à 25 fois mieux que l'air, et en s'évaporant elle prélève de la chaleur supplémentaire au corps. Donc : restez au sec, ajustez les couches, évitez le coton par temps froid.

Des vêtements mouillés par vent et froid peuvent provoquer une hypothermie, même au-dessus de zéro. Emportez une couche de rechange sèche dans un emballage étanche.

Étapes

  1. 1

    Éviter de transpirer

    Retirez une couche avant les montées, ouvrez les fermetures – la sueur de l'intérieur vous mouille autant que la pluie.

  2. 2

    Tenir la pluie à l'écart

    Enfilez à temps la couche imperméable et coupe-vent, avant que la couche isolante ne soit mouillée.

  3. 3

    Choisir le matériau avec soin

    Par temps froid et humide, préférez la laine ou les fibres synthétiques au coton ; gardez le duvet au sec.

  4. 4

    Se changer au sec

    Au camp, remplacez les vêtements mouillés par des secs avant d'avoir froid.

Erreurs courantes

  • Jean en coton lors de sorties froides et humides
  • Tremper de sueur la veste isolante sous la veste de pluie
  • Ranger le sac de couchage comprimé

Limites et risques

  • Aucune valeur de produit

Sources

  1. [1]

    David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics

  2. [2]

    The Mountaineers Books (2017): Mountaineering: The Freedom of the Hills, 9th edition

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-wet-clothing-dead-air

06 · Physique · Relecture par un expert à venir

Comment fonctionne une boussole : champ magnétique terrestre et déclinaison

L'aiguille d'une boussole est un petit aimant qui s'aligne sur les lignes du champ magnétique terrestre. Elle indique le nord magnétique, pas le nord géographique. L'angle entre les deux – la déclinaison – dépend du lieu et change lentement au fil des années. Le fer, les aimants et l'électronique à proximité dévient l'aiguille.

Téléphones, lampes frontales, couteaux, voitures, clôtures ou lignes électriques peuvent dévier l'aiguille. Tenez-les à distance quand vous prenez un relèvement.

Matériel

  • Boussole à plaque

Étapes

  1. 1

    Rechercher la déclinaison

    Relevez la valeur actuelle pour le lieu sur la carte (notez l'année) ou avec un calculateur officiel.

  2. 2

    Appliquer la correction

    Tenez compte de la déclinaison lorsque vous passez de la carte au terrain, ou utilisez une boussole à déclinaison réglable.

  3. 3

    Éloigner les sources de perturbation

    Tenez la boussole à l'horizontale et gardez le métal et l'électronique à distance.

  4. 4

    Tenir compte de la zone du globe

    Si vous voyagez sur d'autres continents, vérifiez si l'aiguille est équilibrée pour la région, sinon elle peut frotter.

Erreurs courantes

  • Reprendre sans vérifier la déclinaison d'une vieille carte
  • Prendre un relèvement à côté de la voiture
  • Tenir un téléphone juste à côté de la boussole
  • Tenir la boussole inclinée

Limites et risques

  • Pas de valeurs de déclinaison
  • Pas de formation complète à la boussole

Sources

  1. [1]

    Headquarters, Department of the Army (USA) (2001): FM 3-25.26 Map Reading and Land Navigation

  2. [2]

    U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), National Centers for Environmental Information (NCEI): Magnetic Field Calculators (declination calculator)

    https://www.ngdc.noaa.gov/geomag/calculators/magcalc.shtml

  3. [3]

    David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-compass-magnetism

07 · Physique · Relecture par un expert à venir

Son et lumière pour signaler sa présence

Les signaux s'affaiblissent avec la distance parce que leur énergie se répartit sur une surface de plus en plus grande. Un sifflet porte plus loin que la voix parce qu'il produit un son fort et aigu avec peu d'effort, dans une plage où l'ouïe est particulièrement sensible. La lumière demande une ligne de vue dégagée, mais elle est visible de très loin la nuit et sous forme de reflet de la lumière du soleil. Le vent, le relief et la végétation raccourcissent les deux.

Les signaux complètent un appel d'urgence mais ne le remplacent pas. Si possible, appelez d'abord le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).

Matériel

  • Sifflet de signalisation
  • Miroir de signalisation(facultatif)
  • Lampe frontale / lampe de poche(facultatif)

Étapes

  1. 1

    Sifflet plutôt que cris

    Crier est épuisant et rend vite aphone ; un sifflet reste puissant avec peu de souffle et se distingue des sons naturels.

  2. 2

    Utiliser des motifs

    Les signaux rythmés (groupes de trois, signal de détresse alpin) se distinguent des bruits aléatoires et sont compris comme des signaux de détresse.

  3. 3

    Choisir sa position

    Signalez depuis des endroits dégagés et surélevés, pas depuis des cuvettes ou une forêt dense ; tenez compte du vent et du bruit des ruisseaux.

  4. 4

    Utiliser la lumière à bon escient

    De jour, utilisez un miroir face au soleil ; la nuit, une lampe en direction d'éventuels sauveteurs ; les signaux clignotants attirent plus l'attention qu'une lumière fixe.

Erreurs courantes

  • S'enrouer à force de crier
  • Signaler depuis une cuvette
  • Crier contre un vent fort
  • Agiter un miroir sans viser

Limites et risques

  • Pas de chiffres de portée
  • Pas de technique radio ou satellite

Sources

  1. [1]

    David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics

  2. [2]

    Headquarters, Department of the Army (USA) (2002): FM 3-05.70 Survival

  3. [3]

    European Commission: 112 – the European emergency number

    https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/112

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-sound-light-signalling

08 · Physique · Relecture par un expert à venir

Pression atmosphérique et altitude

À chaque mètre d'altitude, il y a moins d'air au-dessus de nous : la pression atmosphérique baisse, jusqu'à environ la moitié de la valeur au niveau de la mer vers 5 500 m. Cela a des conséquences : moins d'oxygène à chaque respiration, un point d'ébullition de l'eau plus bas, et les altimètres barométriques réagissent aux changements de temps. Une pression qui baisse annonce souvent une dégradation du temps.

Le mal des montagnes peut survenir à haute altitude. En cas de symptômes, ne montez pas plus haut, et descendez si la situation s'aggrave.

Étapes

  1. 1

    Corps

    Une pression d'oxygène plus faible signifie monter plus lentement pour que le corps puisse s'adapter – voir haute altitude.

  2. 2

    Cuisson

    En altitude, la cuisson prend plus de temps et demande plus de combustible. Pour désinfecter l'eau en la faisant bouillir, des temps d'ébullition plus longs s'appliquent à haute altitude.

  3. 3

    Étalonner l'altimètre

    Réglez de nouveau les altimètres barométriques à des altitudes connues (sommet, refuge, carte).

  4. 4

    Observer l'évolution de la pression

    Si l'altimètre monte alors que vous ne montez pas (par exemple pendant la nuit dans un refuge), la pression baisse : signe possible d'une dégradation du temps.

Erreurs courantes

  • Ne jamais étalonner l'altimètre
  • Croire que le pourcentage d'oxygène est plus faible en altitude
  • Reprendre les temps de cuisson de la plaine

Limites et risques

  • Pas de tables d'ébullition exactes
  • Pas de prévisions météo

Sources

  1. [1]

    David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics

  2. [2]

    U.S. National Weather Service (NOAA): JetStream – An Online School for Weather

    https://www.noaa.gov/jetstream

  3. [3]

    Wilderness Medical Society – Wilderness & Environmental Medicine (2019): Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Prevention and Treatment of Acute Altitude Illness: 2019 Update

    https://doi.org/10.1016/j.wem.2019.04.006

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-pressure-altitude

09 · Physique · Relecture par un expert à venir

Point de rosée : pourquoi les tentes sont mouillées à l'intérieur

L'air chaud peut contenir plus de vapeur d'eau que l'air froid. Lorsque de l'air humide se refroidit au contact d'une surface froide jusqu'à son point de rosée, l'eau se condense : sous forme de rosée, de buée ou de givre. Dans une tente, la respiration, les vêtements mouillés et la cuisson fournissent la vapeur, et la paroi froide de la tente fournit la surface. Aérer, garder l'humidité à l'extérieur et bien choisir l'emplacement réduisent le problème.

Ne cuisinez pas dans une tente fermée pour la sécher ou la chauffer : risque de monoxyde de carbone et d'incendie.

Étapes

  1. 1

    Aérer

    Gardez les aérations ouvertes même par temps froid ; l'échange d'air évacue la vapeur.

  2. 2

    Réduire les sources d'humidité

    Laissez les vêtements et le matériel mouillés dans l'abside ou dans un sac, ne les faites pas sécher dans la tente intérieure.

  3. 3

    Choisir l'emplacement

    Les creux de vallée et les rives accumulent de l'air froid et humide ; les emplacements légèrement surélevés, avec un peu de circulation d'air, sont plus secs. Des arbres au-dessus de la tente réduisent le refroidissement par rayonnement.

  4. 4

    Essuyer le matin

    Essuyez la condensation avec un chiffon et séchez le sac de couchage dès que possible.

Erreurs courantes

  • Prendre la condensation pour une fuite de la tente
  • Fermer toutes les aérations
  • Suspendre des vêtements mouillés dans la tente intérieure
  • Camper dans la cuvette près du ruisseau

Limites et risques

  • Aucune recommandation de produit

Sources

  1. [1]

    Deutscher Wetterdienst (DWD): Wetter- und Klimalexikon

    https://www.dwd.de/DE/service/lexikon/lexikon_node.html

  2. [2]

    U.S. National Weather Service (NOAA): JetStream – An Online School for Weather

    https://www.noaa.gov/jetstream

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-dew-point-condensation

10 · Physique · Relecture par un expert à venir

Rayonnement solaire et UV

Le rayonnement UV est invisible et imperceptible, mais il provoque des coups de soleil, des lésions oculaires comme l'ophtalmie des neiges et, à long terme, le cancer de la peau. Il est le plus fort vers midi, en été, en altitude et près de l'équateur ; la neige, l'eau et le sable l'amplifient par réflexion, et les nuages ne le bloquent que partiellement. L'indice UV indique quand une protection est nécessaire.

Sur la neige, les glaciers et l'eau, portez des lunettes de soleil avec protection UV et protections latérales : la cécité des neiges n'apparaît souvent que quelques heures plus tard.

Des températures fraîches ou des nuages ne signifient pas des UV faibles. Fiez-vous à l'indice UV, pas à la chaleur ressentie.

Matériel

  • Chapeau de soleil à large bord

Étapes

  1. 1

    Vérifier l'indice UV

    Les services météo publient l'indice UV. À partir de valeurs modérées, une protection est recommandée ; en cas de valeurs élevées, évitez le soleil de midi.

  2. 2

    Ombre et vêtements

    Cherchez l'ombre, portez un chapeau à large bord et des manches longues : cela protège plus sûrement que la crème solaire seule.

  3. 3

    Crème solaire

    Appliquez généreusement sur la peau non couverte et renouvelez après avoir transpiré ou après la baignade.

  4. 4

    Protéger les yeux

    Lunettes de soleil avec protection UV, avec protections latérales sur la neige. En cas de perte, des lunettes à fente de fortune peuvent aider.

Erreurs courantes

  • Se passer de protection par temps nuageux ou froid
  • Retirer ses lunettes de soleil sur un glacier
  • Oublier le menton, les oreilles et la nuque
  • Ne mettre de la crème solaire que le matin

Limites et risques

  • Aucune recommandation de produit
  • Pas de conseil médical

Sources

  1. [1]

    World Health Organization (with WMO, UNEP and ICNIRP) (2002): Global Solar UV Index: A Practical Guide

    https://www.who.int/publications/i/item/9241590076

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-solar-uv

11 · Physique · Relecture par un expert à venir

Comment fonctionne le GPS, et où il échoue

La navigation par satellite mesure le temps que mettent les signaux radio de plusieurs satellites à atteindre le récepteur et en calcule la position. À ciel ouvert, la précision est de quelques mètres. Dans les gorges, entre de grands immeubles, sous une forêt dense et avec une batterie vide, elle devient imprécise ou disparaît. Le GPS ne remplace donc pas une carte, une boussole et la gestion de la batterie.

La batterie, le froid, la réception ou une chute peuvent mettre l'appareil hors service à tout moment. Emportez toujours une carte papier et une boussole, et exercez-vous à les utiliser.

L'altitude issue des signaux satellites est généralement moins précise que la position horizontale. Pour la hauteur, fiez-vous davantage à la carte et aux courbes de niveau.

Matériel

  • Boîtier GPS(facultatif)
  • Téléphone mobile(facultatif)
  • Carte topographique

Étapes

  1. 1

    Vue dégagée sur le ciel

    Pour une bonne localisation, rendez-vous à un endroit dégagé, tenez l'appareil en hauteur et attendez un instant que la précision affichée soit stable.

  2. 2

    Télécharger les cartes hors ligne

    Le positionnement fonctionne sans couverture mobile, mais pas toujours la carte du téléphone. Téléchargez les cartes avant la sortie.

  3. 3

    Vérifier la vraisemblance

    Si la position saute, comparez l'affichage avec le terrain et la carte. Dans les gorges et les villes, attendez-vous à des erreurs de plusieurs mètres.

  4. 4

    Planifier l'énergie

    Le mode avion avec la localisation activée économise la batterie ; par temps froid, gardez l'appareil près du corps et emportez une batterie externe.

  5. 5

    Transmettre les coordonnées

    En cas d'urgence, lisez les coordonnées dans le format convenu et transmettez-les aux secours.

Erreurs courantes

  • Suivre aveuglément l'affichage de la position
  • Ne pas avoir téléchargé de carte hors ligne
  • Ne pas surveiller le niveau de la batterie
  • Croire que l'altitude affichée est exacte
  • Confondre les formats de coordonnées

Limites et risques

  • Aucune recommandation d'appareil ou d'application
  • Aucune valeur de précision exacte pour des appareils précis

Sources

  1. [1]

    National Coordination Office for Space-Based Positioning, Navigation, and Timing (USA): GPS.gov – Official U.S. government information about the Global Positioning System and related topics

    https://www.gps.gov/

  2. [2]

    David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-gnss-gps

12 · Physique · Relecture par un expert à venir

Comprendre l'électricité : tension, courant et pourquoi l'eau conduit

Ce qui est dangereux, c'est le courant qui traverse le corps. Son intensité dépend de la tension et de la résistance, et une peau mouillée, l'eau et le sol réduisent fortement la résistance. C'est pourquoi la tension du secteur à la maison, les caves inondées et les lignes électriques tombées sont mortelles, alors qu'une pile de lampe de poche est inoffensive.

Considérez toujours les lignes électriques tombées ou endommagées comme sous tension. Restez bien à l'écart, prévenez les autres et appelez le gestionnaire du réseau ou le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).

N'entrez jamais dans une pièce inondée tant que le courant peut encore y être présent. Ne coupez l'alimentation que si le tableau électrique est accessible à sec et en toute sécurité ; sinon, appelez des professionnels ou les pompiers.

Ne touchez pas une personne en contact avec l'électricité tant que le courant n'est pas coupé. Sinon, vous entrez vous-même dans le circuit. Appelez les secours.

Les travaux sur l'installation domestique relèvent d'électriciens qualifiés ; ce que les non-professionnels ont le droit de faire varie selon les pays : renseignez-vous sur les règles locales.

Étapes

  1. 1

    Respecter la tension du secteur

    La tension du secteur est de 230 volts en Europe et de 120 volts en Amérique du Nord ; les deux peuvent être mortelles. Ne manipulez pas d'appareils avec les mains mouillées ni les pieds dans l'eau.

  2. 2

    Connaître ses disjoncteurs de protection

    Les disjoncteurs différentiels coupent le courant quand il fuit par un mauvais chemin. Testez-les régulièrement avec le bouton de test.

  3. 3

    Garder ses distances à l'extérieur

    Restez à l'écart des lignes endommagées, des pylônes et des postes de transformation ; ne faites jamais voler de cerf-volant ni ne pêchez à la canne près de lignes aériennes.

  4. 4

    Raccorder les groupes électrogènes en toute sécurité

    N'alimentez jamais directement l'installation domestique avec un groupe électrogène, sauf via un inverseur de source installé par un professionnel ; sinon, le retour de courant met en danger les agents travaillant sur le réseau.

Erreurs courantes

  • Croire qu'une ligne tombée est hors tension
  • Entrer dans une cave inondée pour couper les fusibles
  • Toucher une personne en contact avec une source de courant
  • Laisser des rallonges dans l'eau

Limites et risques

  • Aucune instruction pour l'installation électrique
  • Aucun traitement médical après un accident électrique

Sources

  1. [1]

    David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics

  2. [2]

    U.S. Federal Emergency Management Agency (FEMA): Are You Ready? An In-Depth Guide to Citizen Preparedness

    https://www.ready.gov/sites/default/files/2021-11/are-you-ready-guide.pdf

  3. [3]

    European Commission: 112 – the European emergency number

    https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/112

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-electricity-safety

13 · Physique · Relecture par un expert à venir

Frottement dans la corde : pourquoi les nœuds et les nœuds autobloquants tiennent

Un nœud ne tient pas par magie mais par frottement : sous charge, les tours s'appuient les uns contre les autres, et chaque tour supplémentaire multiplie la force de maintien. Cela explique pourquoi un tour mort retient presque à lui seul une charge, pourquoi les nœuds autobloquants mordent sous tension et glissent à vide, et pourquoi une corde glissante retient moins bien les nœuds.

Ces connaissances expliquent des principes. Les assurages vitaux exigent une formation, du matériel certifié et des nœuds éprouvés.

Matériel

  • Paracorde(facultatif) – Pour l'expérience

Étapes

  1. 1

    Expérience : les tours

    Enroulez un cordage une, deux, trois fois autour d'une perche lisse et tirez sur un bout en tenant l'autre sans forcer. À chaque tour, il faut moins de force pour retenir.

  2. 2

    Mettre en forme et serrer le nœud

    Un nœud bien mis en forme et fermement serré a des points de serrage nets ; un nœud désordonné peut se retourner ou glisser sous charge.

  3. 3

    Laisser des bouts suffisamment longs

    Sous une charge variable, la corde peut filer dans le nœud. De longs bouts offrent une réserve.

  4. 4

    Se méfier des matériaux glissants

    Les cordages glissants, raides ou très fins offrent moins de frottement. Choisissez pour eux des nœuds avec plus de tours ou une sécurité supplémentaire.

Erreurs courantes

  • Ne pas serrer les nœuds à fond
  • Laisser des bouts trop courts
  • Utiliser les mêmes nœuds pour une fibre synthétique glissante que pour une fibre naturelle
  • Faire des nœuds autobloquants avec un cordage aussi épais que la corde

Limites et risques

  • Aucune donnée de résistance
  • Aucune instruction pour les techniques d'escalade ou de sauvetage

Sources

  1. [1]

    David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics

  2. [2]

    Clifford W. Ashley – Doubleday, Doran & Co. (1944): The Ashley Book of Knots

  3. [3]

    Geoffrey Budworth (1997): The Complete Book of Knots

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-knot-friction

14 · Physique · Relecture par un expert à venir

Résistance des cordes : ce qui affaiblit une corde

La charge de rupture indiquée sur l'étiquette vaut pour une corde neuve et droite, soumise à une charge lente. À l'usage, une corde est presque toujours plus faible : nœuds et courbures serrées, arêtes, abrasion, soleil, chaleur, produits chimiques et âge lui font perdre de la résistance, et les charges brusques valent plusieurs fois le poids. C'est pourquoi on travaille avec de grandes marges de sécurité.

Pour assurer des personnes, utilisez uniquement des cordes et du matériel testés et certifiés à cet effet, et suivez une formation. N'utilisez jamais de paracorde, de corde à linge ou de cordes inconnues pour des personnes.

Les charges de choc, comme un objet qui tombe ou une corde de remorquage qui brusque, peuvent atteindre plusieurs fois le poids statique. Lors d'un remorquage ou d'un halage, tenez-vous à l'écart des cordes tendues.

Matériel

  • Corde
  • Paracorde(facultatif)

Étapes

  1. 1

    Prévoir une marge de sécurité

    Ne chargez jamais une corde près de sa charge de rupture indiquée. Pour de nombreuses cordes, les fabricants indiquent une charge de travail bien plus faible.

  2. 2

    Adoucir les arêtes et les courbures

    Ne faites pas passer les cordes sur des arêtes vives ; utilisez une protection d'arête en tissu ou en tuyau et choisissez de grands rayons de courbure.

  3. 3

    Contrôler régulièrement

    Faites glisser la corde entre vos mains : zones dures, molles ou fines, zones vitrifiées par la chaleur, gaine abîmée, décoloration. En cas de doute, mettez-la au rebut.

  4. 4

    Bien stocker

    Rangez la corde au sec, à l'abri de la lumière et au frais, loin des produits chimiques comme l'acide de batterie et les solvants ; séchez-la et retirez les grains de sable avant de la ranger.

Erreurs courantes

  • Considérer la valeur de l'étiquette comme la résistance en usage
  • Faire passer la corde sur des arêtes de roche ou de métal
  • Laisser la corde au soleil pendant des années
  • Faire frotter une corde sur une autre corde
  • Utiliser une corde inconnue pour des charges au-dessus de personnes

Limites et risques

  • Aucune donnée de résistance
  • Aucune norme pour le matériel d'escalade ou de levage

Sources

  1. [1]

    The Mountaineers Books (2017): Mountaineering: The Freedom of the Hills, 9th edition

  2. [2]

    Geoffrey Budworth (1997): The Complete Book of Knots

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-rope-strength-loss

15 · Physique · Relecture par un expert à venir

Comportement du feu : vent, pente et combustible

La vitesse et la direction de propagation d'un feu dépendent de trois facteurs : le combustible, la météo et le relief. Le vent et la pente couchent les flammes sur la matière non brûlée et la préchauffent ; les combustibles fins et secs s'enflamment le plus facilement. Comprendre cela aide à mieux choisir son emplacement de feu et à saisir pourquoi les feux de végétation s'aggravent si soudainement.

Les feux montent bien plus vite en pente que sur le plat, surtout dans les ravins et les gorges. Ne fuyez jamais en montant devant un feu ; partez tôt, en vous déplaçant sur le côté, en travers de sa direction de propagation, et appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).

Le vent emporte braises et étincelles, parfois très loin devant le front de flamme, et y déclenche de nouveaux foyers. Même un feu de camp en apparence petit est un risque par grand vent – respectez les interdictions de feu.

Étapes

  1. 1

    Lire le combustible

    La végétation est-elle fine, sèche et continue ? L'herbe sèche, les feuilles et la litière d'aiguilles accélèrent l'inflammation ; le sol mouillé et la roche la ralentissent.

  2. 2

    Lire la météo

    Surveillez le vent, l'humidité et la température. Un vent en rafales et changeant, par exemple avant des orages, est particulièrement dangereux.

  3. 3

    Lire le terrain

    Les pentes, les ravins et les cols agissent comme des cheminées. Les versants exposés au soleil sont généralement plus secs.

  4. 4

    L'appliquer à votre emplacement de feu

    Installez le feu sur du sol minéral, à l'abri du vent, pas au pied d'une pente couverte de végétation, à distance des arbres et des branches en surplomb.

Erreurs courantes

  • Allumer un feu par grand vent
  • Placer un feu au pied d'une pente sous une végétation sèche
  • Sous-estimer la projection de braises
  • Ignorer la chaleur et la sécheresse de l'après-midi

Limites et risques

  • Pas de vitesses de propagation
  • Pas de lutte contre l’incendie

Sources

  1. [1]

    Stephen J. Pyne, Patricia L. Andrews, Richard D. Laven – John Wiley & Sons (1996): Introduction to Wildland Fire (2nd edition)

  2. [2]

    Deutscher Wetterdienst (DWD): Waldbrandgefahrenindex (WBI)

    https://www.dwd.de/DE/leistungen/waldbrandgef/waldbrandgef.html

  3. [3]

    European Commission: 112 – the European emergency number

    https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/112

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-fire-behaviour

16 · Physique · Relecture par un expert à venir

Lire les nuages et comprendre les prévisions météo

Les nuages montrent ce qui se passe dans l'atmosphère : les nuages en tas qui montent rapidement annoncent des averses et des orages ; des voiles qui s'épaississent annoncent souvent un front. Une prévision officielle reste la meilleure base – observer les nuages sert de contrôle sur place pour voir si le temps arrive plus vite que prévu.

Nuages à fort développement vertical à base sombre, tonnerre ou éclairs : passez immédiatement aux consignes de sécurité en cas d'orage et quittez les crêtes exposées et les plans d'eau. Les règles météo tirées des nuages ne remplacent pas les alertes des services météorologiques.

Étapes

  1. 1

    Obtenir la prévision

    Avant la sortie, lisez la prévision et les alertes du service météorologique national, surtout les alertes orage et vent.

  2. 2

    Comprendre les probabilités

    Une probabilité de pluie indique la probabilité de précipitations, pas la durée ni l'intensité de la pluie. En situation orageuse, le lieu et l'heure sont particulièrement incertains.

  3. 3

    Observer le ciel

    Levez régulièrement les yeux en chemin : les nuages en tas grossissent-ils déjà dès le matin ? Le voile s'épaissit-il et la base des nuages s'abaisse-t-elle ?

  4. 4

    Décider à temps

    Fixez à l'avance des points de demi-tour et des itinéraires de repli, et faites demi-tour plus tôt que prévu dès les premiers signes de dégradation.

Erreurs courantes

  • Placer les dictons météo populaires au-dessus des prévisions officielles
  • Ne regarder la météo que le matin
  • Ignorer des nuages à fort développement vertical parce que le soleil brille encore
  • Lire la probabilité de pluie comme une durée de pluie

Limites et risques

  • Pas de prévision pour des lieux précis
  • Pas de clé d'identification de toutes les espèces de nuages

Sources

  1. [1]

    World Meteorological Organization (WMO): International Cloud Atlas

    https://cloudatlas.wmo.int/

  2. [2]

    U.S. National Weather Service (NOAA): JetStream – An Online School for Weather

    https://www.noaa.gov/jetstream

  3. [3]

    Deutscher Wetterdienst (DWD): Wetter- und Klimalexikon

    https://www.dwd.de/DE/service/lexikon/lexikon_node.html

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-clouds-forecasting

17 · Physique · Relecture par un expert à venir

Phases de la Lune et lumière de nuit

Qu'une nuit soit claire ou noire comme de l'encre dépend beaucoup de la Lune : à la pleine lune, elle est dans le ciel toute la nuit, à la nouvelle lune pas du tout. Connaître la phase de la Lune permet de juger si l'on voit quelque chose sans lampe, quand la Lune se lèvera et pourquoi une marche de nuit est facile une semaine et difficile la suivante.

Même un clair de lune vif ne suffit pas pour voir à coup sûr les marches, les racines ou les ressauts. Ayez toujours une lampe et des piles de rechange.

Matériel

  • Lampe frontale / lampe de poche

Étapes

  1. 1

    Chercher la phase de la Lune

    Cherchez la phase de la Lune et l'heure du lever de la Lune pour la date dans un calendrier, une application météo ou un service d'astronomie.

  2. 2

    Planifier une activité de nuit

    Pour les marches de nuit ou les départs très tôt, profitez des jours autour de la pleine lune et tenez compte des passages dans l'ombre de la Lune (versants à l'ombre, forêt).

  3. 3

    Laisser les yeux s'adapter

    Les yeux mettent environ une demi-heure à s'adapter en grande partie à l'obscurité. Une lumière vive détruit rapidement cette adaptation ; utilisez une lampe en intensité réduite.

  4. 4

    Direction approximative

    Comme le Soleil, la Lune se lève à peu près à l'est et se couche à l'ouest. Pour s'orienter, ce n'est qu'une aide approximative.

Erreurs courantes

  • Compter sur le clair de lune plutôt que sur une lampe
  • Croire que le lever de la Lune coïncide avec le coucher du Soleil
  • Ne pas tenir compte des nuages et de la forêt
  • Détruire l'adaptation à l'obscurité avec des écrans lumineux

Limites et risques

  • Pas de navigation lunaire détaillée
  • Pas de valeurs de luminosité

Sources

  1. [1]

    U.S. Naval Observatory: Astronomical Applications Department – sun and moon data, phases of the moon

    https://aa.usno.navy.mil/

  2. [2]

    David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-moon-night-light

18 · Physique · Relecture par un expert à venir

Les marées : pourquoi la mer monte et descend

La Lune et le Soleil attirent différentes parties de la Terre avec une force différente. Cela crée deux renflements de marée sous lesquels la Terre tourne – sur beaucoup de côtes, deux marées hautes et deux marées basses par jour, environ 50 minutes plus tard chaque jour. L'ampleur de la différence dépend beaucoup de la forme de la côte. D'où la règle : consultez l'annuaire des marées pour l'endroit précis.

L'eau montante peut couper l'accès aux criques, aux pointes et aux bancs de sable plus vite que prévu. Consultez l'annuaire des marées, repartez avant la marée basse, ne parcourez l'estran qu'avec un guide local. Si vous êtes coupé du rivage, ne revenez pas à pied dans une eau profonde – appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).

Le vent et la pression atmosphérique peuvent modifier nettement le niveau de l'eau par rapport à l'annuaire. En cas de tempête, les alertes des autorités s'appliquent.

Étapes

  1. 1

    Table des marées du lieu

    Relevez les heures de marée haute et basse du port de référence le plus proche dans les annuaires officiels des marées.

  2. 2

    Tenir compte de la phase de la Lune

    Vers la nouvelle et la pleine lune, les marées hautes sont plus hautes et les marées basses plus basses – davantage d'estran découvert, mais aussi une eau qui monte plus vite.

  3. 3

    Prévoir une marge

    Planifiez le retour de façon à être rentré bien avant l'arrivée de la marée. Le vent et la pression atmosphérique peuvent faire arriver l'eau plus tôt.

  4. 4

    Observer sur place

    Les chenaux, les rigoles et les creux se remplissent en premier. Si vous voyez de l'eau arriver derrière vous, faites demi-tour immédiatement.

Erreurs courantes

  • Utiliser les marées d'un autre lieu
  • Croire que la marée haute arrive à la même heure chaque jour
  • Ne pas tenir compte des vives-eaux
  • Revenir à pied à travers des chenaux qui se remplissent

Limites et risques

  • Pas de calcul des marées pour des lieux précis
  • Pas de navigation en bateau

Sources

  1. [1]

    U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) – National Ocean Service: Tides and Water Levels (NOAA Ocean Service Education tutorial)

    https://oceanservice.noaa.gov/education/tutorial_tides/

  2. [2]

    David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics

  3. [3]

    European Commission: 112 – the European emergency number

    https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/112

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-tides-physics

19 · Chimie et biologie · Relecture par un expert à venir

Pourquoi faire bouillir l'eau la désinfecte

La chaleur endommage si gravement les protéines, les membranes et le matériel génétique des micro-organismes qu'ils ne peuvent plus se multiplier ni provoquer de maladie. La rapidité du processus dépend de la température et du temps. Une ébullition à gros bouillons est bien au-dessus de ce que la plupart des agents pathogènes de l'eau peuvent supporter – c'est pourquoi elle est considérée comme très fiable. La chaleur ne sert toutefois à rien contre les produits chimiques et le sel.

Pour l'application pratique, suivez les consignes des autorités sanitaires sur l'ébullition de l'eau, voir l'article « Faire bouillir l'eau ». Suivez les instructions lorsqu'un avis d'ébullition de l'eau est émis.

L'ébullition n'élimine ni les produits chimiques, ni les métaux lourds, ni le sel ; certaines substances se concentrent même à mesure que l'eau s'évapore. En cas de suspicion de contamination chimique, utilisez une autre source d'eau.

N'utilisez jamais de réchauds ni de feux dans des tentes, des véhicules ou des espaces fermés sans ventilation suffisante (monoxyde de carbone).

Erreurs courantes

  • Prendre les premières bulles au fond de la casserole pour de l'ébullition
  • Verser de l'eau bouillie dans des récipients sales
  • Croire que l'ébullition élimine les produits chimiques
  • Confondre ébullition et stérilisation

Limites et risques

  • Pas de mode d'emploi propre – voir l'article « Faire bouillir l'eau »
  • Pas d'indications sur les agents pathogènes individuels

Sources

  1. [1]

    World Health Organization (2015): Boil water – Technical brief

    https://www.who.int/publications/i/item/WHO-FWC-WSH-15.02

  2. [2]

    Centers for Disease Control and Prevention: Making Water Safe in an Emergency

    https://www.cdc.gov/water-emergency/about/index.html

  3. [3]

    World Health Organization (2022): Guidelines for drinking-water quality, fourth edition incorporating the first and second addenda

    https://www.who.int/publications/i/item/9789240045064

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-boiling-disinfection

20 · Chimie et biologie · Relecture par un expert à venir

Ce qui se passe lors de la combustion

Le bois ne brûle pas directement : la chaleur le décompose d'abord en gaz inflammables (pyrolyse), et ces gaz brûlent dans la flamme avec l'oxygène de l'air. Ce qui reste est du charbon de bois, qui rougeoie sans flamme. Si l'oxygène manque ou si le feu est trop froid, la combustion est incomplète – elle produit de la fumée, de la suie et du monoxyde de carbone. Le triangle du feu (combustible, oxygène et chaleur) résume ce dont un feu a besoin.

Toute combustion dans un espace fermé peut produire du monoxyde de carbone. Pas de barbecue, de réchaud ni de feu dans les tentes, les pièces de vie ou les garages.

Les feux à l'air libre sont restreints ou interdits dans de nombreux endroits – renseignez-vous sur les règles locales et sur le risque d'incendie.

Étapes

  1. 1

    Triangle du feu

    Combustible, oxygène et chaleur doivent être réunis. Retirez-en un et le feu s'éteint – l'extinction repose aussi sur ce principe.

  2. 2

    Pyrolyse et flamme

    La flamme, c'est du gaz qui brûle au-dessus du bois. C'est pourquoi un feu brûle mieux quand l'air arrive par en dessous et entre les morceaux.

  3. 3

    Du fin à l'épais

    L'amadou et le petit bois fin fournissent assez de chaleur pour décomposer par pyrolyse du bois plus épais – ce qui explique la structure de tout foyer.

  4. 4

    Lire la fumée

    Beaucoup de fumée blanche à grise indique souvent du bois humide ou un feu trop froid ; un feu chaud bien aéré fume moins.

Erreurs courantes

  • Ajouter trop tôt du bois épais
  • Étouffer le feu en le tassant trop serré
  • Utiliser des accélérateurs de combustion
  • Se chauffer ou cuisiner à flamme nue dans des espaces fermés

Limites et risques

  • Pas de conseil en prévention incendie

Sources

  1. [1]

    Headquarters, Department of the Army (USA) (2002): FM 3-05.70 Survival

  2. [2]

    David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics

  3. [3]

    World Health Organization, Regional Office for Europe (2010): WHO guidelines for indoor air quality: selected pollutants (carbon monoxide chapter)

    https://www.who.int/publications/i/item/9789289002134

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-combustion-chemistry

21 · Chimie et biologie · Relecture par un expert à venir

Monoxyde de carbone : pourquoi il est si dangereux

Le monoxyde de carbone (CO) se forme quand un combustible brûle de façon incomplète. Il est incolore, inodore et sans goût, et se fixe beaucoup plus fortement que l'oxygène au pigment rouge du sang. Le corps s'asphyxie alors de l'intérieur, souvent sans que la personne s'en aperçoive. Protection : ne brûlez jamais rien dans des espaces fermés, utilisez des détecteurs de CO, et en cas de soupçon, gagnez immédiatement l'air frais et appelez à l'aide.

En cas de suspicion de monoxyde de carbone (maux de tête, vertiges, nausées, somnolence chez plusieurs personnes, détecteur de CO qui sonne) : faites sortir tout le monde à l'air frais, ne rentrez pas et appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).

N'utilisez jamais de barbecue, de charbon de bois, de réchaud à gaz, d'appareil de chauffage sans évacuation des fumées ou de groupe électrogène dans des pièces de vie, des caves, des garages, des tentes ou des véhicules – pas même avec une fenêtre ouverte.

Matériel

  • Détecteur de monoxyde de carbone

Étapes

  1. 1

    Connaître les sources

    Poêles, chaudières, cheminées, barbecues, réchauds de camping, groupes électrogènes, moteurs de véhicules – toute flamme et tout moteur à combustion.

  2. 2

    détecteur de CO

    Installez et testez des détecteurs de CO selon les indications du fabricant dans les pièces où fonctionnent des appareils à combustion. Un détecteur de fumée ne détecte pas le CO.

  3. 3

    Prendre les signes au sérieux

    Maux de tête, vertiges, nausées, fatigue – surtout si plusieurs personnes ou animaux domestiques sont touchés en même temps et que cela s'améliore à l'extérieur.

  4. 4

    Sortir et appeler

    Sortez immédiatement à l'air frais, appelez à l'aide et faites contrôler les lieux par les pompiers ou des professionnels avant d'y retourner.

Erreurs courantes

  • Se fier à l'odeur
  • Rentrer un barbecue dans la maison pour se chauffer
  • Faire tourner un groupe électrogène dans le garage porte ouverte
  • Utiliser un réchaud dans une tente fermée

Limites et risques

  • Aucun traitement médical
  • Pas de valeurs limites

Sources

  1. [1]

    World Health Organization, Regional Office for Europe (2010): WHO guidelines for indoor air quality: selected pollutants (carbon monoxide chapter)

    https://www.who.int/publications/i/item/9789289002134

  2. [2]

    Centers for Disease Control and Prevention: Carbon Monoxide Poisoning – Prevention guidance

    https://www.cdc.gov/carbon-monoxide/about/index.html

  3. [3]

    John E. Hall – Elsevier: Guyton and Hall Textbook of Medical Physiology

  4. [4]

    European Commission: 112 – the European emergency number

    https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/112

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-carbon-monoxide-physics

22 · Chimie et biologie · Relecture par un expert à venir

Piles et batteries par temps froid

Dans une batterie, des réactions chimiques fournissent le courant. Le froid ralentit ces réactions et augmente la résistance interne – les appareils s'éteignent tôt alors qu'il reste de l'énergie stockée. Une fois réchauffée, la batterie récupère généralement. Les batteries lithium-ion ne doivent pas être chargées à une température inférieure à zéro. Gardez les piles de rechange près du corps et prenez les appareils dans le sac de couchage la nuit.

Ne réchauffez jamais des batteries avec du feu, un poêle ou de l'air chaud et n'utilisez pas de batteries endommagées ou gonflées – risque d'incendie et d'explosion.

Ne chargez pas les batteries lithium-ion en dessous de zéro ; laissez-les d'abord atteindre la température ambiante. Les instructions du fabricant sont prioritaires.

Matériel

  • Piles de rechange
  • Batterie externe(facultatif)
  • Lampe frontale / lampe de poche

Étapes

  1. 1

    Porter près du corps

    Portez le téléphone, les piles de rechange et la batterie externe dans une poche intérieure ; prenez-les dans le sac de couchage la nuit.

  2. 2

    Remplacer plutôt que jeter

    Remplacez les piles froides, apparemment vides, par des piles chaudes et réchauffez les froides contre votre corps – elles fournissent souvent encore du courant.

  3. 3

    Choisir la chimie en connaissance de cause

    Choisissez des types de piles adaptés au froid selon le fabricant ; consultez le manuel de l'appareil pour les types autorisés.

  4. 4

    Éviter la condensation

    Rapportez les appareils froids dans des pièces chaudes dans un sac fermé et laissez-les s'y réchauffer lentement.

Erreurs courantes

  • Jeter des piles froides en les croyant vides
  • Réchauffer une batterie près d'un poêle
  • Charger dans une tente par temps de gel
  • Porter le téléphone dans une poche extérieure

Limites et risques

  • Aucune indication de produit ni d'autonomie

Sources

  1. [1]

    Thomas B. Reddy (ed.) – McGraw-Hill: Linden's Handbook of Batteries

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-batteries-cold

23 · Chimie et biologie · Relecture par un expert à venir

Microbes dans les aliments : détérioration, fermentation et sécurité

Les bactéries, les levures et les moisissures ont besoin d'eau, de nutriments, d'une température adaptée et, selon le type, d'oxygène ou de son absence. Conserver des aliments, c'est supprimer l'une de ces conditions : refroidir, sécher, saler, acidifier, chauffer. La fermentation utilise des microbes utiles qui produisent de l'acide et évincent ainsi les microbes indésirables ; elle ne fonctionne de façon fiable qu'avec des recettes éprouvées.

La bactérie Clostridium botulinum peut produire une toxine mortelle dans les aliments peu acides conservés hermétiquement à température ambiante, souvent sans aucun changement visible. Pour les conserves et la conservation, utilisez uniquement des recettes et des méthodes éprouvées.

Couvercles bombés, gaz dans des conserves non fermentées, odeurs inhabituelles ou moisissures : ne goûtez pas, jetez. En cas de suspicion d'intoxication, appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).

Matériel

  • Bocal ou pot de fermentation(facultatif)

Étapes

  1. 1

    Comprendre la chaîne du froid

    Gardez les aliments périssables au froid ou au chaud ; ne les laissez pas des heures dans la plage intermédiaire.

  2. 2

    L'acide comme protection

    Les aliments marinés et lacto-fermentés sont plus sûrs, car l'acide freine les agents pathogènes. L'acidité nécessaire vient de la recette, pas du goût.

  3. 3

    Utiliser des méthodes éprouvées

    Ne mettez en conserve les aliments peu acides comme les légumes, la viande et les haricots que selon des instructions éprouvées ; pour la fermentation, respectez la quantité de sel et la température.

  4. 4

    Travailler proprement

    Gardez les mains, les bocaux et les plans de travail propres : moins de microbes indésirables au départ, c'est un risque plus faible.

Erreurs courantes

  • Modifier les recettes au jugé
  • Mettre en conserve des légumes peu acides sans méthode éprouvée
  • Goûter des conserves suspectes
  • Laisser un plat cuisiné au chaud pendant des heures

Limites et risques

  • Aucune recette
  • Aucune identification des moisissures ou des agents pathogènes

Sources

  1. [1]

    World Health Organization (WHO) (2006): Five Keys to Safer Food Manual

    https://www.who.int/publications/i/item/9789241594639

  2. [2]

    United States Department of Agriculture (USDA) – National Institute of Food and Agriculture: Complete Guide to Home Canning

    https://nchfp.uga.edu/resources/category/usda-guide

  3. [3]

    University of Georgia / National Center for Home Food Preservation (USA): National Center for Home Food Preservation – tested guidance on drying and preserving food

    https://nchfp.uga.edu/

  4. [4]

    European Commission: 112 – the European emergency number

    https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/112

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-fermentation-microbiology

24 · Le corps humain · Relecture par un expert à venir

Équilibre hydrique du corps et déshydratation

Une grande partie du corps est constituée d'eau, et le corps perd constamment de l'eau par la respiration, la peau, la sueur et l'urine. La soif et l'urine concentrée sont les signaux qu'il utilise pour compenser. En cas de chaleur, d'effort, de froid, d'altitude, de diarrhée ou de vomissements, les pertes peuvent dépasser les apports. Cet article explique les bases – ce n'est pas un guide de traitement.

En cas de confusion, de conscience altérée, d'évanouissement, d'absence d'urine pendant de nombreuses heures, ou de vomissements et diarrhée persistants – surtout chez les enfants, les personnes âgées et les malades – appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE) ou cherchez une aide médicale.

Trop d'eau peut aussi être nocif : boire de très grandes quantités d'eau pure pendant un effort prolongé en absorbant peu de sel peut provoquer une carence dangereuse en sodium. Buvez selon la soif et les besoins, pas « autant que possible ».

Ne buvez que de l'eau sûre ou traitée ; la diarrhée causée par une eau contaminée aggrave la perte de liquide.

Erreurs courantes

  • Ignorer la soif par temps froid ou en altitude
  • Ne boire que lorsqu'on a très soif
  • Compter l'alcool comme un liquide
  • Ne boire que de grandes quantités d'eau pure et ne rien manger pendant un effort prolongé

Limites et risques

  • Aucune indication de diagnostic ni de traitement
  • Aucune quantité à boire pour la chaleur ou le sport

Sources

  1. [1]

    John E. Hall – Elsevier: Guyton and Hall Textbook of Medical Physiology

  2. [2]

    World Health Organization: Heat and health (fact sheet)

    https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/climate-change-heat-and-health

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-body-water-balance

25 · Le corps humain · Relecture par un expert à venir

Indice de chaleur : humidité et transpiration

La transpiration ne refroidit que si la sueur s'évapore. Quand l'humidité est élevée, elle s'évapore mal – c'est pourquoi la chaleur lourde paraît plus chaude et est plus dangereuse qu'une chaleur sèche à la même température. L'indice de chaleur combine température et humidité en une température ressentie.

Confusion, conscience altérée ou convulsions par forte chaleur sont une urgence : appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).

Les valeurs de l'indice de chaleur s'appliquent en général à l'ombre. En plein soleil, la contrainte est plus forte.

Étapes

  1. 1

    Tenir compte de la température ressentie

    Les services météo indiquent souvent un indice de chaleur ou une température ressentie en cas de chaleur ; les alertes canicule tiennent compte de l'humidité.

  2. 2

    Adapter l'effort

    Par temps lourd, ralentissez, reposez-vous à l'ombre et faites les travaux pénibles aux heures les plus fraîches de la journée.

  3. 3

    Boire régulièrement

    Remplacez l'eau perdue, même si la sueur ne s'évapore pas visiblement.

  4. 4

    Favoriser l'évaporation

    Des vêtements amples et légers, un courant d'air par ventilateur ou par le vent, une peau humidifiée.

Erreurs courantes

  • Ne regarder que la température
  • Planifier les journées lourdes comme des journées sèches
  • Croire que transpirer refroidit toujours

Limites et risques

  • Pas de valeurs de tableau
  • Pas de traitement

Sources

  1. [1]

    NOAA National Weather Service (USA): Heat Index (heat safety information)

    https://www.weather.gov/safety/heat-index

  2. [2]

    John E. Hall – Elsevier: Guyton and Hall Textbook of Medical Physiology

  3. [3]

    Wilderness & Environmental Medicine (Wilderness Medical Society) (2019): Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Prevention and Treatment of Heat Illness: 2019 Update

    https://doi.org/10.1016/j.wem.2018.10.004

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-heat-index-humidity

26 · Le corps humain · Relecture par un expert à venir

Comment l'hypothermie se développe

Le corps maintient sa température centrale dans une fourchette étroite. S'il perd plus de chaleur qu'il n'en produit, il réduit d'abord l'irrigation de la peau et des membres et se met à frissonner. Lorsque la température centrale descend sous 35 °C, on parle d'hypothermie : la pensée, la coordination et finalement la conscience déclinent. Reconnaissez-la tôt, protégez la personne d'une nouvelle perte de chaleur et appelez de l'aide.

En cas de confusion, de somnolence marquée, de conscience altérée ou si les frissons cessent alors que la personne a encore froid : appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE). Manipulez la personne avec douceur et protégez-la du froid.

L'hypothermie peut aussi apparaître au-dessus de zéro – à cause de l'humidité, du vent, de l'épuisement ou de l'eau froide.

Étapes

  1. 1

    Premiers signes

    Frissons, mains froides, sensation de froid, motricité fine qui diminue. Un moyen mnémotechnique connu en anglais : stumbles, mumbles, fumbles, grumbles (trébucher, marmonner, tâtonner, grommeler).

  2. 2

    Arrêter la perte de chaleur

    Mettez la personne à l'abri du vent et de l'humidité, remplacez les vêtements mouillés par des secs, isolez – y compris du sol – et couvrez la tête.

  3. 3

    Apporter de l'énergie

    Si la personne est éveillée et peut avaler sans risque, des boissons chaudes sucrées et de la nourriture aident à produire de la chaleur.

  4. 4

    Chercher de l'aide

    En présence de signes d'alerte ou si l'état ne s'améliore pas, appelez de l'aide et protégez la personne du froid jusqu'à l'arrivée des secours.

Erreurs courantes

  • Se fier à l'appréciation de la personne en hypothermie
  • Continuer à marcher dans des vêtements mouillés
  • Ne s'attendre à une hypothermie que par temps de gel
  • Donner à boire à des personnes dont la conscience est altérée

Limites et risques

  • Pas de traitement de l'hypothermie sévère
  • Pas d'instructions de réanimation

Sources

  1. [1]

    Wilderness & Environmental Medicine (Wilderness Medical Society) (2019): Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Out-of-Hospital Evaluation and Treatment of Accidental Hypothermia: 2019 Update

    https://doi.org/10.1016/j.wem.2019.10.002

  2. [2]

    John E. Hall – Elsevier: Guyton and Hall Textbook of Medical Physiology

  3. [3]

    European Commission: 112 – the European emergency number

    https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/112

Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-hypothermia-physiology