La région détermine les numéros d'urgence, les unités et les notes régionales – indépendamment de la langue.
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Science de la survie
Pourquoi les techniques fonctionnent
SurviveBetter · Version du 2026-10-17 · 26 entrées
La physique, la chimie et la biologie qui expliquent les techniques de plein air – de quoi comprendre les méthodes plutôt que de simplement les copier.
01 · Physique · Relecture par un expert à venir
Transfert de chaleur : conduction, convection, rayonnement, évaporation
La chaleur va toujours du plus chaud vers le plus froid – par quatre voies : par contact direct (conduction), par l'air ou l'eau en mouvement (convection), sous forme de rayonnement infrarouge invisible (rayonnement) et par l'évaporation de l'humidité. Presque toutes les techniques pour se tenir chaud, se rafraîchir ou cuisiner agissent sur une ou plusieurs de ces voies. Les connaître explique pourquoi les matelas de sol, les coupe-vent, les couvertures de survie et les vêtements secs fonctionnent.
Cette fiche explique la physique. En cas de signes d'hypothermie ou de maladie liée à la chaleur, appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).
Quatre voies de transfert de chaleur
Erreurs courantes
×Ne penser qu'à se couvrir et oublier le sol (conduction)
×Sous-estimer la protection contre le vent (convection)
×Voir dans la couverture de survie l'unique solution (rayonnement et vent seulement)
×Transpirer abondamment par temps froid (évaporation)
Limites et risques
–Pas de modèles de calcul ni de données sur les matériaux
–Ne remplace pas les informations météo et de santé
Sources
[1]
David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics
[2]
Wilderness & Environmental Medicine (Wilderness Medical Society) (2019): Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Out-of-Hospital Evaluation and Treatment of Accidental Hypothermia: 2019 Update
https://doi.org/10.1016/j.wem.2019.10.002
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-heat-transfer
02 · Physique · Relecture par un expert à venir
Comprendre les fronts météorologiques : front chaud et front froid
Un front météorologique est la limite entre deux masses d'air de température et d'humidité différentes. Lors d'un front chaud, l'air chaud glisse lentement au-dessus de l'air froid – il s'annonce souvent plusieurs heures à l'avance par des nuages hauts et fins et apporte une pluie persistante. Lors d'un front froid, l'air froid s'enfonce sous l'air chaud – le temps change vite, avec des averses, des rafales et parfois des orages. Connaître ces signes aide à mieux comprendre les prévisions et à planifier plus prudemment.
Votre propre observation météo complète la prévision officielle mais ne la remplace pas. Avant les sorties, consultez la prévision et les alertes météo du service météorologique national.
En montagne, le temps peut changer localement et très rapidement, même sans front identifiable.
Erreurs courantes
×Considérer comme inoffensive une nébulosité haute qui s'approche
×Se fier uniquement à la prévision de la veille
×Ignorer la baisse de la pression atmosphérique
×En montagne, planifier la journée sans heure de demi-tour
Limites et risques
–Pas de règles de prévision avec indications de durée
–Ne remplace pas les alertes des services météorologiques
Sources
[1]
U.S. National Weather Service (NOAA): JetStream – An Online School for Weather
https://www.noaa.gov/jetstream
[2]
Deutscher Wetterdienst (DWD): Wetter- und Klimalexikon
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-weather-fronts
03 · Physique · Relecture par un expert à venir
Comment se forment les orages
Les orages ont besoin de trois ingrédients : de l'air humide, une atmosphère instable dans laquelle l'air ascendant continue de monter, et un déclencheur comme le réchauffement par le soleil, les montagnes ou un front froid. Dans le nuage d'orage qui s'élève, les collisions entre cristaux de glace et grésil séparent les charges électriques – l'éclair les équilibre. Comprendre cela aide à reconnaître plus tôt les situations orageuses typiques et explique pourquoi il faut chercher un abri à temps.
Si vous entendez le tonnerre, la foudre peut vous atteindre. Cherchez immédiatement un abri dans un bâtiment solide ou dans un véhicule métallique à toit rigide, et ne ressortez qu'environ 30 minutes après le dernier coup de tonnerre.
Les orages peuvent provoquer des crues soudaines, même dans des vallées où il ne pleut pas. Évitez les lits de ruisseaux, les gorges et les passages souterrains ; ne roulez ni ne marchez jamais sur des routes inondées.
En montagne, des orages de chaleur se forment souvent l'après-midi. Partez tôt et fixez des heures de demi-tour.
Erreurs courantes
×Attendre qu'il pleuve pour battre en retraite
×Déduire de l'intervalle entre l'éclair et le tonnerre qu'on est encore en sécurité
×S'abriter sous des arbres isolés
×Repartir immédiatement après le dernier éclair
Limites et risques
–Pas de consignes de comportement détaillées – voir l'article sur la protection contre la foudre
–Pas d'indications sur la fréquence régionale des orages
Sources
[1]
U.S. National Weather Service (NOAA): JetStream – An Online School for Weather
https://www.noaa.gov/jetstream
[2]
NOAA National Weather Service (USA): Lightning Safety
https://www.weather.gov/safety/lightning-tips
[3]
Deutscher Wetterdienst (DWD): Wetter- und Klimalexikon
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-thunderstorms
04 · Physique · Relecture par un expert à venir
Refroidissement éolien : pourquoi le vent fait paraître plus froid
Le vent enlève sans cesse la couche d'air chaud proche de la peau, si bien que la peau exposée refroidit plus vite. L'indice de refroidissement éolien traduit la température de l'air et la vitesse du vent en une température ressentie. Il décrit la perte de chaleur et le risque d'engelures pour la peau – mais le vent ne refroidit pas les objets, l'eau ou les moteurs en dessous de la température de l'air.
Par vent fort et froid, couvrez le visage, les oreilles, le nez et les doigts, et surveillez les zones de peau blanches et insensibles – elles peuvent être les signes d'une gelure naissante.
Étapes
1
Lire l'indice
Par temps froid, les services météorologiques indiquent souvent une température ressentie ou un refroidissement éolien. Cela renseigne mieux sur le risque de gelure que la seule température de l'air.
2
Utiliser une couche coupe-vent
Même une fine couche extérieure coupe-vent garde l'air chaud à l'intérieur des vêtements et réduit fortement l'effet.
3
Couvrir la peau
Le visage, les oreilles et les mains sont les plus touchés – portez un bonnet, un tour de cou et des gants.
4
Chercher l'abri du vent
Faites vos pauses derrière des rochers, des bâtiments ou en forêt ; choisissez un emplacement de tente à l'abri du vent.
Erreurs courantes
×Croire que le refroidissement éolien s'applique à la température d'un bidon d'eau
×S'habiller uniquement d'après la température de l'air
×Laisser la veste coupe-vent dans le sac à dos
Limites et risques
–Pas de valeurs de tableau
–Pas de traitement des gelures
Sources
[1]
NOAA National Weather Service (USA): Wind Chill Chart / Wind Chill Temperature Index
David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-wind-chill
05 · Physique · Relecture par un expert à venir
L'air immobile et pourquoi les vêtements mouillés refroidissent
Les vêtements, les sacs de couchage et les matelas ne chauffent pas par eux-mêmes – ils emprisonnent de l'air. L'air immobile conduit mal la chaleur et constitue donc un bon isolant. Si le matériau est mouillé, l'eau remplace l'air : l'eau conduit la chaleur environ 20 à 25 fois mieux que l'air, et en s'évaporant elle prélève de la chaleur supplémentaire au corps. Donc : restez au sec, ajustez les couches, évitez le coton par temps froid.
Des vêtements mouillés par vent et froid peuvent provoquer une hypothermie, même au-dessus de zéro. Emportez une couche de rechange sèche dans un emballage étanche.
Étapes
1
Éviter de transpirer
Retirez une couche avant les montées, ouvrez les fermetures – la sueur de l'intérieur vous mouille autant que la pluie.
2
Tenir la pluie à l'écart
Enfilez à temps la couche imperméable et coupe-vent, avant que la couche isolante ne soit mouillée.
3
Choisir le matériau avec soin
Par temps froid et humide, préférez la laine ou les fibres synthétiques au coton ; gardez le duvet au sec.
4
Se changer au sec
Au camp, remplacez les vêtements mouillés par des secs avant d'avoir froid.
Erreurs courantes
×Jean en coton lors de sorties froides et humides
×Tremper de sueur la veste isolante sous la veste de pluie
×Ranger le sac de couchage comprimé
Limites et risques
–Aucune valeur de produit
Sources
[1]
David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics
[2]
The Mountaineers Books (2017): Mountaineering: The Freedom of the Hills, 9th edition
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-wet-clothing-dead-air
06 · Physique · Relecture par un expert à venir
Comment fonctionne une boussole : champ magnétique terrestre et déclinaison
L'aiguille d'une boussole est un petit aimant qui s'aligne sur les lignes du champ magnétique terrestre. Elle indique le nord magnétique, pas le nord géographique. L'angle entre les deux – la déclinaison – dépend du lieu et change lentement au fil des années. Le fer, les aimants et l'électronique à proximité dévient l'aiguille.
Téléphones, lampes frontales, couteaux, voitures, clôtures ou lignes électriques peuvent dévier l'aiguille. Tenez-les à distance quand vous prenez un relèvement.
Matériel
Boussole à plaque
Étapes
1
Rechercher la déclinaison
Relevez la valeur actuelle pour le lieu sur la carte (notez l'année) ou avec un calculateur officiel.
2
Appliquer la correction
Tenez compte de la déclinaison lorsque vous passez de la carte au terrain, ou utilisez une boussole à déclinaison réglable.
3
Éloigner les sources de perturbation
Tenez la boussole à l'horizontale et gardez le métal et l'électronique à distance.
4
Tenir compte de la zone du globe
Si vous voyagez sur d'autres continents, vérifiez si l'aiguille est équilibrée pour la région, sinon elle peut frotter.
Erreurs courantes
×Reprendre sans vérifier la déclinaison d'une vieille carte
×Prendre un relèvement à côté de la voiture
×Tenir un téléphone juste à côté de la boussole
×Tenir la boussole inclinée
Limites et risques
–Pas de valeurs de déclinaison
–Pas de formation complète à la boussole
Sources
[1]
Headquarters, Department of the Army (USA) (2001): FM 3-25.26 Map Reading and Land Navigation
[2]
U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), National Centers for Environmental Information (NCEI): Magnetic Field Calculators (declination calculator)
David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-compass-magnetism
07 · Physique · Relecture par un expert à venir
Son et lumière pour signaler sa présence
Les signaux s'affaiblissent avec la distance parce que leur énergie se répartit sur une surface de plus en plus grande. Un sifflet porte plus loin que la voix parce qu'il produit un son fort et aigu avec peu d'effort, dans une plage où l'ouïe est particulièrement sensible. La lumière demande une ligne de vue dégagée, mais elle est visible de très loin la nuit et sous forme de reflet de la lumière du soleil. Le vent, le relief et la végétation raccourcissent les deux.
Les signaux complètent un appel d'urgence mais ne le remplacent pas. Si possible, appelez d'abord le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).
Matériel
Sifflet de signalisation
Miroir de signalisation(facultatif)
Lampe frontale / lampe de poche(facultatif)
Étapes
1
Sifflet plutôt que cris
Crier est épuisant et rend vite aphone ; un sifflet reste puissant avec peu de souffle et se distingue des sons naturels.
2
Utiliser des motifs
Les signaux rythmés (groupes de trois, signal de détresse alpin) se distinguent des bruits aléatoires et sont compris comme des signaux de détresse.
3
Choisir sa position
Signalez depuis des endroits dégagés et surélevés, pas depuis des cuvettes ou une forêt dense ; tenez compte du vent et du bruit des ruisseaux.
4
Utiliser la lumière à bon escient
De jour, utilisez un miroir face au soleil ; la nuit, une lampe en direction d'éventuels sauveteurs ; les signaux clignotants attirent plus l'attention qu'une lumière fixe.
Erreurs courantes
×S'enrouer à force de crier
×Signaler depuis une cuvette
×Crier contre un vent fort
×Agiter un miroir sans viser
Limites et risques
–Pas de chiffres de portée
–Pas de technique radio ou satellite
Sources
[1]
David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics
[2]
Headquarters, Department of the Army (USA) (2002): FM 3-05.70 Survival
[3]
European Commission: 112 – the European emergency number
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-sound-light-signalling
08 · Physique · Relecture par un expert à venir
Pression atmosphérique et altitude
À chaque mètre d'altitude, il y a moins d'air au-dessus de nous : la pression atmosphérique baisse, jusqu'à environ la moitié de la valeur au niveau de la mer vers 5 500 m. Cela a des conséquences : moins d'oxygène à chaque respiration, un point d'ébullition de l'eau plus bas, et les altimètres barométriques réagissent aux changements de temps. Une pression qui baisse annonce souvent une dégradation du temps.
Le mal des montagnes peut survenir à haute altitude. En cas de symptômes, ne montez pas plus haut, et descendez si la situation s'aggrave.
Étapes
1
Corps
Une pression d'oxygène plus faible signifie monter plus lentement pour que le corps puisse s'adapter – voir haute altitude.
2
Cuisson
En altitude, la cuisson prend plus de temps et demande plus de combustible. Pour désinfecter l'eau en la faisant bouillir, des temps d'ébullition plus longs s'appliquent à haute altitude.
3
Étalonner l'altimètre
Réglez de nouveau les altimètres barométriques à des altitudes connues (sommet, refuge, carte).
4
Observer l'évolution de la pression
Si l'altimètre monte alors que vous ne montez pas (par exemple pendant la nuit dans un refuge), la pression baisse : signe possible d'une dégradation du temps.
Erreurs courantes
×Ne jamais étalonner l'altimètre
×Croire que le pourcentage d'oxygène est plus faible en altitude
×Reprendre les temps de cuisson de la plaine
Limites et risques
–Pas de tables d'ébullition exactes
–Pas de prévisions météo
Sources
[1]
David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics
[2]
U.S. National Weather Service (NOAA): JetStream – An Online School for Weather
https://www.noaa.gov/jetstream
[3]
Wilderness Medical Society – Wilderness & Environmental Medicine (2019): Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Prevention and Treatment of Acute Altitude Illness: 2019 Update
https://doi.org/10.1016/j.wem.2019.04.006
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-pressure-altitude
09 · Physique · Relecture par un expert à venir
Point de rosée : pourquoi les tentes sont mouillées à l'intérieur
L'air chaud peut contenir plus de vapeur d'eau que l'air froid. Lorsque de l'air humide se refroidit au contact d'une surface froide jusqu'à son point de rosée, l'eau se condense : sous forme de rosée, de buée ou de givre. Dans une tente, la respiration, les vêtements mouillés et la cuisson fournissent la vapeur, et la paroi froide de la tente fournit la surface. Aérer, garder l'humidité à l'extérieur et bien choisir l'emplacement réduisent le problème.
Ne cuisinez pas dans une tente fermée pour la sécher ou la chauffer : risque de monoxyde de carbone et d'incendie.
Étapes
1
Aérer
Gardez les aérations ouvertes même par temps froid ; l'échange d'air évacue la vapeur.
2
Réduire les sources d'humidité
Laissez les vêtements et le matériel mouillés dans l'abside ou dans un sac, ne les faites pas sécher dans la tente intérieure.
3
Choisir l'emplacement
Les creux de vallée et les rives accumulent de l'air froid et humide ; les emplacements légèrement surélevés, avec un peu de circulation d'air, sont plus secs. Des arbres au-dessus de la tente réduisent le refroidissement par rayonnement.
4
Essuyer le matin
Essuyez la condensation avec un chiffon et séchez le sac de couchage dès que possible.
Erreurs courantes
×Prendre la condensation pour une fuite de la tente
×Fermer toutes les aérations
×Suspendre des vêtements mouillés dans la tente intérieure
×Camper dans la cuvette près du ruisseau
Limites et risques
–Aucune recommandation de produit
Sources
[1]
Deutscher Wetterdienst (DWD): Wetter- und Klimalexikon
U.S. National Weather Service (NOAA): JetStream – An Online School for Weather
https://www.noaa.gov/jetstream
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-dew-point-condensation
10 · Physique · Relecture par un expert à venir
Rayonnement solaire et UV
Le rayonnement UV est invisible et imperceptible, mais il provoque des coups de soleil, des lésions oculaires comme l'ophtalmie des neiges et, à long terme, le cancer de la peau. Il est le plus fort vers midi, en été, en altitude et près de l'équateur ; la neige, l'eau et le sable l'amplifient par réflexion, et les nuages ne le bloquent que partiellement. L'indice UV indique quand une protection est nécessaire.
Sur la neige, les glaciers et l'eau, portez des lunettes de soleil avec protection UV et protections latérales : la cécité des neiges n'apparaît souvent que quelques heures plus tard.
Des températures fraîches ou des nuages ne signifient pas des UV faibles. Fiez-vous à l'indice UV, pas à la chaleur ressentie.
Matériel
Chapeau de soleil à large bord
Étapes
1
Vérifier l'indice UV
Les services météo publient l'indice UV. À partir de valeurs modérées, une protection est recommandée ; en cas de valeurs élevées, évitez le soleil de midi.
2
Ombre et vêtements
Cherchez l'ombre, portez un chapeau à large bord et des manches longues : cela protège plus sûrement que la crème solaire seule.
3
Crème solaire
Appliquez généreusement sur la peau non couverte et renouvelez après avoir transpiré ou après la baignade.
4
Protéger les yeux
Lunettes de soleil avec protection UV, avec protections latérales sur la neige. En cas de perte, des lunettes à fente de fortune peuvent aider.
Erreurs courantes
×Se passer de protection par temps nuageux ou froid
×Retirer ses lunettes de soleil sur un glacier
×Oublier le menton, les oreilles et la nuque
×Ne mettre de la crème solaire que le matin
Limites et risques
–Aucune recommandation de produit
–Pas de conseil médical
Sources
[1]
World Health Organization (with WMO, UNEP and ICNIRP) (2002): Global Solar UV Index: A Practical Guide
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-solar-uv
11 · Physique · Relecture par un expert à venir
Comment fonctionne le GPS, et où il échoue
La navigation par satellite mesure le temps que mettent les signaux radio de plusieurs satellites à atteindre le récepteur et en calcule la position. À ciel ouvert, la précision est de quelques mètres. Dans les gorges, entre de grands immeubles, sous une forêt dense et avec une batterie vide, elle devient imprécise ou disparaît. Le GPS ne remplace donc pas une carte, une boussole et la gestion de la batterie.
La batterie, le froid, la réception ou une chute peuvent mettre l'appareil hors service à tout moment. Emportez toujours une carte papier et une boussole, et exercez-vous à les utiliser.
L'altitude issue des signaux satellites est généralement moins précise que la position horizontale. Pour la hauteur, fiez-vous davantage à la carte et aux courbes de niveau.
Matériel
Boîtier GPS(facultatif)
Téléphone mobile(facultatif)
Carte topographique
Étapes
1
Vue dégagée sur le ciel
Pour une bonne localisation, rendez-vous à un endroit dégagé, tenez l'appareil en hauteur et attendez un instant que la précision affichée soit stable.
2
Télécharger les cartes hors ligne
Le positionnement fonctionne sans couverture mobile, mais pas toujours la carte du téléphone. Téléchargez les cartes avant la sortie.
3
Vérifier la vraisemblance
Si la position saute, comparez l'affichage avec le terrain et la carte. Dans les gorges et les villes, attendez-vous à des erreurs de plusieurs mètres.
4
Planifier l'énergie
Le mode avion avec la localisation activée économise la batterie ; par temps froid, gardez l'appareil près du corps et emportez une batterie externe.
5
Transmettre les coordonnées
En cas d'urgence, lisez les coordonnées dans le format convenu et transmettez-les aux secours.
Erreurs courantes
×Suivre aveuglément l'affichage de la position
×Ne pas avoir téléchargé de carte hors ligne
×Ne pas surveiller le niveau de la batterie
×Croire que l'altitude affichée est exacte
×Confondre les formats de coordonnées
Limites et risques
–Aucune recommandation d'appareil ou d'application
–Aucune valeur de précision exacte pour des appareils précis
Sources
[1]
National Coordination Office for Space-Based Positioning, Navigation, and Timing (USA): GPS.gov – Official U.S. government information about the Global Positioning System and related topics
https://www.gps.gov/
[2]
David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-gnss-gps
12 · Physique · Relecture par un expert à venir
Comprendre l'électricité : tension, courant et pourquoi l'eau conduit
Ce qui est dangereux, c'est le courant qui traverse le corps. Son intensité dépend de la tension et de la résistance, et une peau mouillée, l'eau et le sol réduisent fortement la résistance. C'est pourquoi la tension du secteur à la maison, les caves inondées et les lignes électriques tombées sont mortelles, alors qu'une pile de lampe de poche est inoffensive.
Considérez toujours les lignes électriques tombées ou endommagées comme sous tension. Restez bien à l'écart, prévenez les autres et appelez le gestionnaire du réseau ou le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).
N'entrez jamais dans une pièce inondée tant que le courant peut encore y être présent. Ne coupez l'alimentation que si le tableau électrique est accessible à sec et en toute sécurité ; sinon, appelez des professionnels ou les pompiers.
Ne touchez pas une personne en contact avec l'électricité tant que le courant n'est pas coupé. Sinon, vous entrez vous-même dans le circuit. Appelez les secours.
Les travaux sur l'installation domestique relèvent d'électriciens qualifiés ; ce que les non-professionnels ont le droit de faire varie selon les pays : renseignez-vous sur les règles locales.
Étapes
1
Respecter la tension du secteur
La tension du secteur est de 230 volts en Europe et de 120 volts en Amérique du Nord ; les deux peuvent être mortelles. Ne manipulez pas d'appareils avec les mains mouillées ni les pieds dans l'eau.
2
Connaître ses disjoncteurs de protection
Les disjoncteurs différentiels coupent le courant quand il fuit par un mauvais chemin. Testez-les régulièrement avec le bouton de test.
3
Garder ses distances à l'extérieur
Restez à l'écart des lignes endommagées, des pylônes et des postes de transformation ; ne faites jamais voler de cerf-volant ni ne pêchez à la canne près de lignes aériennes.
4
Raccorder les groupes électrogènes en toute sécurité
N'alimentez jamais directement l'installation domestique avec un groupe électrogène, sauf via un inverseur de source installé par un professionnel ; sinon, le retour de courant met en danger les agents travaillant sur le réseau.
Erreurs courantes
×Croire qu'une ligne tombée est hors tension
×Entrer dans une cave inondée pour couper les fusibles
×Toucher une personne en contact avec une source de courant
×Laisser des rallonges dans l'eau
Limites et risques
–Aucune instruction pour l'installation électrique
–Aucun traitement médical après un accident électrique
Sources
[1]
David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics
[2]
U.S. Federal Emergency Management Agency (FEMA): Are You Ready? An In-Depth Guide to Citizen Preparedness
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-electricity-safety
13 · Physique · Relecture par un expert à venir
Frottement dans la corde : pourquoi les nœuds et les nœuds autobloquants tiennent
Un nœud ne tient pas par magie mais par frottement : sous charge, les tours s'appuient les uns contre les autres, et chaque tour supplémentaire multiplie la force de maintien. Cela explique pourquoi un tour mort retient presque à lui seul une charge, pourquoi les nœuds autobloquants mordent sous tension et glissent à vide, et pourquoi une corde glissante retient moins bien les nœuds.
Ces connaissances expliquent des principes. Les assurages vitaux exigent une formation, du matériel certifié et des nœuds éprouvés.
Matériel
Paracorde(facultatif) – Pour l'expérience
Étapes
1
Expérience : les tours
Enroulez un cordage une, deux, trois fois autour d'une perche lisse et tirez sur un bout en tenant l'autre sans forcer. À chaque tour, il faut moins de force pour retenir.
2
Mettre en forme et serrer le nœud
Un nœud bien mis en forme et fermement serré a des points de serrage nets ; un nœud désordonné peut se retourner ou glisser sous charge.
3
Laisser des bouts suffisamment longs
Sous une charge variable, la corde peut filer dans le nœud. De longs bouts offrent une réserve.
4
Se méfier des matériaux glissants
Les cordages glissants, raides ou très fins offrent moins de frottement. Choisissez pour eux des nœuds avec plus de tours ou une sécurité supplémentaire.
Erreurs courantes
×Ne pas serrer les nœuds à fond
×Laisser des bouts trop courts
×Utiliser les mêmes nœuds pour une fibre synthétique glissante que pour une fibre naturelle
×Faire des nœuds autobloquants avec un cordage aussi épais que la corde
Limites et risques
–Aucune donnée de résistance
–Aucune instruction pour les techniques d'escalade ou de sauvetage
Sources
[1]
David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics
[2]
Clifford W. Ashley – Doubleday, Doran & Co. (1944): The Ashley Book of Knots
[3]
Geoffrey Budworth (1997): The Complete Book of Knots
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-knot-friction
14 · Physique · Relecture par un expert à venir
Résistance des cordes : ce qui affaiblit une corde
La charge de rupture indiquée sur l'étiquette vaut pour une corde neuve et droite, soumise à une charge lente. À l'usage, une corde est presque toujours plus faible : nœuds et courbures serrées, arêtes, abrasion, soleil, chaleur, produits chimiques et âge lui font perdre de la résistance, et les charges brusques valent plusieurs fois le poids. C'est pourquoi on travaille avec de grandes marges de sécurité.
Pour assurer des personnes, utilisez uniquement des cordes et du matériel testés et certifiés à cet effet, et suivez une formation. N'utilisez jamais de paracorde, de corde à linge ou de cordes inconnues pour des personnes.
Les charges de choc, comme un objet qui tombe ou une corde de remorquage qui brusque, peuvent atteindre plusieurs fois le poids statique. Lors d'un remorquage ou d'un halage, tenez-vous à l'écart des cordes tendues.
Matériel
Corde
Paracorde(facultatif)
Étapes
1
Prévoir une marge de sécurité
Ne chargez jamais une corde près de sa charge de rupture indiquée. Pour de nombreuses cordes, les fabricants indiquent une charge de travail bien plus faible.
2
Adoucir les arêtes et les courbures
Ne faites pas passer les cordes sur des arêtes vives ; utilisez une protection d'arête en tissu ou en tuyau et choisissez de grands rayons de courbure.
3
Contrôler régulièrement
Faites glisser la corde entre vos mains : zones dures, molles ou fines, zones vitrifiées par la chaleur, gaine abîmée, décoloration. En cas de doute, mettez-la au rebut.
4
Bien stocker
Rangez la corde au sec, à l'abri de la lumière et au frais, loin des produits chimiques comme l'acide de batterie et les solvants ; séchez-la et retirez les grains de sable avant de la ranger.
Erreurs courantes
×Considérer la valeur de l'étiquette comme la résistance en usage
×Faire passer la corde sur des arêtes de roche ou de métal
×Laisser la corde au soleil pendant des années
×Faire frotter une corde sur une autre corde
×Utiliser une corde inconnue pour des charges au-dessus de personnes
Limites et risques
–Aucune donnée de résistance
–Aucune norme pour le matériel d'escalade ou de levage
Sources
[1]
The Mountaineers Books (2017): Mountaineering: The Freedom of the Hills, 9th edition
[2]
Geoffrey Budworth (1997): The Complete Book of Knots
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-rope-strength-loss
15 · Physique · Relecture par un expert à venir
Comportement du feu : vent, pente et combustible
La vitesse et la direction de propagation d'un feu dépendent de trois facteurs : le combustible, la météo et le relief. Le vent et la pente couchent les flammes sur la matière non brûlée et la préchauffent ; les combustibles fins et secs s'enflamment le plus facilement. Comprendre cela aide à mieux choisir son emplacement de feu et à saisir pourquoi les feux de végétation s'aggravent si soudainement.
Les feux montent bien plus vite en pente que sur le plat, surtout dans les ravins et les gorges. Ne fuyez jamais en montant devant un feu ; partez tôt, en vous déplaçant sur le côté, en travers de sa direction de propagation, et appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).
Le vent emporte braises et étincelles, parfois très loin devant le front de flamme, et y déclenche de nouveaux foyers. Même un feu de camp en apparence petit est un risque par grand vent – respectez les interdictions de feu.
Étapes
1
Lire le combustible
La végétation est-elle fine, sèche et continue ? L'herbe sèche, les feuilles et la litière d'aiguilles accélèrent l'inflammation ; le sol mouillé et la roche la ralentissent.
2
Lire la météo
Surveillez le vent, l'humidité et la température. Un vent en rafales et changeant, par exemple avant des orages, est particulièrement dangereux.
3
Lire le terrain
Les pentes, les ravins et les cols agissent comme des cheminées. Les versants exposés au soleil sont généralement plus secs.
4
L'appliquer à votre emplacement de feu
Installez le feu sur du sol minéral, à l'abri du vent, pas au pied d'une pente couverte de végétation, à distance des arbres et des branches en surplomb.
Erreurs courantes
×Allumer un feu par grand vent
×Placer un feu au pied d'une pente sous une végétation sèche
×Sous-estimer la projection de braises
×Ignorer la chaleur et la sécheresse de l'après-midi
Limites et risques
–Pas de vitesses de propagation
–Pas de lutte contre l’incendie
Sources
[1]
Stephen J. Pyne, Patricia L. Andrews, Richard D. Laven – John Wiley & Sons (1996): Introduction to Wildland Fire (2nd edition)
[2]
Deutscher Wetterdienst (DWD): Waldbrandgefahrenindex (WBI)
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-fire-behaviour
16 · Physique · Relecture par un expert à venir
Lire les nuages et comprendre les prévisions météo
Les nuages montrent ce qui se passe dans l'atmosphère : les nuages en tas qui montent rapidement annoncent des averses et des orages ; des voiles qui s'épaississent annoncent souvent un front. Une prévision officielle reste la meilleure base – observer les nuages sert de contrôle sur place pour voir si le temps arrive plus vite que prévu.
Nuages à fort développement vertical à base sombre, tonnerre ou éclairs : passez immédiatement aux consignes de sécurité en cas d'orage et quittez les crêtes exposées et les plans d'eau. Les règles météo tirées des nuages ne remplacent pas les alertes des services météorologiques.
Étapes
1
Obtenir la prévision
Avant la sortie, lisez la prévision et les alertes du service météorologique national, surtout les alertes orage et vent.
2
Comprendre les probabilités
Une probabilité de pluie indique la probabilité de précipitations, pas la durée ni l'intensité de la pluie. En situation orageuse, le lieu et l'heure sont particulièrement incertains.
3
Observer le ciel
Levez régulièrement les yeux en chemin : les nuages en tas grossissent-ils déjà dès le matin ? Le voile s'épaissit-il et la base des nuages s'abaisse-t-elle ?
4
Décider à temps
Fixez à l'avance des points de demi-tour et des itinéraires de repli, et faites demi-tour plus tôt que prévu dès les premiers signes de dégradation.
Erreurs courantes
×Placer les dictons météo populaires au-dessus des prévisions officielles
×Ne regarder la météo que le matin
×Ignorer des nuages à fort développement vertical parce que le soleil brille encore
×Lire la probabilité de pluie comme une durée de pluie
Limites et risques
–Pas de prévision pour des lieux précis
–Pas de clé d'identification de toutes les espèces de nuages
Sources
[1]
World Meteorological Organization (WMO): International Cloud Atlas
https://cloudatlas.wmo.int/
[2]
U.S. National Weather Service (NOAA): JetStream – An Online School for Weather
https://www.noaa.gov/jetstream
[3]
Deutscher Wetterdienst (DWD): Wetter- und Klimalexikon
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-clouds-forecasting
17 · Physique · Relecture par un expert à venir
Phases de la Lune et lumière de nuit
Qu'une nuit soit claire ou noire comme de l'encre dépend beaucoup de la Lune : à la pleine lune, elle est dans le ciel toute la nuit, à la nouvelle lune pas du tout. Connaître la phase de la Lune permet de juger si l'on voit quelque chose sans lampe, quand la Lune se lèvera et pourquoi une marche de nuit est facile une semaine et difficile la suivante.
Même un clair de lune vif ne suffit pas pour voir à coup sûr les marches, les racines ou les ressauts. Ayez toujours une lampe et des piles de rechange.
Matériel
Lampe frontale / lampe de poche
Étapes
1
Chercher la phase de la Lune
Cherchez la phase de la Lune et l'heure du lever de la Lune pour la date dans un calendrier, une application météo ou un service d'astronomie.
2
Planifier une activité de nuit
Pour les marches de nuit ou les départs très tôt, profitez des jours autour de la pleine lune et tenez compte des passages dans l'ombre de la Lune (versants à l'ombre, forêt).
3
Laisser les yeux s'adapter
Les yeux mettent environ une demi-heure à s'adapter en grande partie à l'obscurité. Une lumière vive détruit rapidement cette adaptation ; utilisez une lampe en intensité réduite.
4
Direction approximative
Comme le Soleil, la Lune se lève à peu près à l'est et se couche à l'ouest. Pour s'orienter, ce n'est qu'une aide approximative.
Erreurs courantes
×Compter sur le clair de lune plutôt que sur une lampe
×Croire que le lever de la Lune coïncide avec le coucher du Soleil
×Ne pas tenir compte des nuages et de la forêt
×Détruire l'adaptation à l'obscurité avec des écrans lumineux
Limites et risques
–Pas de navigation lunaire détaillée
–Pas de valeurs de luminosité
Sources
[1]
U.S. Naval Observatory: Astronomical Applications Department – sun and moon data, phases of the moon
https://aa.usno.navy.mil/
[2]
David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-moon-night-light
18 · Physique · Relecture par un expert à venir
Les marées : pourquoi la mer monte et descend
La Lune et le Soleil attirent différentes parties de la Terre avec une force différente. Cela crée deux renflements de marée sous lesquels la Terre tourne – sur beaucoup de côtes, deux marées hautes et deux marées basses par jour, environ 50 minutes plus tard chaque jour. L'ampleur de la différence dépend beaucoup de la forme de la côte. D'où la règle : consultez l'annuaire des marées pour l'endroit précis.
L'eau montante peut couper l'accès aux criques, aux pointes et aux bancs de sable plus vite que prévu. Consultez l'annuaire des marées, repartez avant la marée basse, ne parcourez l'estran qu'avec un guide local. Si vous êtes coupé du rivage, ne revenez pas à pied dans une eau profonde – appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).
Le vent et la pression atmosphérique peuvent modifier nettement le niveau de l'eau par rapport à l'annuaire. En cas de tempête, les alertes des autorités s'appliquent.
Étapes
1
Table des marées du lieu
Relevez les heures de marée haute et basse du port de référence le plus proche dans les annuaires officiels des marées.
2
Tenir compte de la phase de la Lune
Vers la nouvelle et la pleine lune, les marées hautes sont plus hautes et les marées basses plus basses – davantage d'estran découvert, mais aussi une eau qui monte plus vite.
3
Prévoir une marge
Planifiez le retour de façon à être rentré bien avant l'arrivée de la marée. Le vent et la pression atmosphérique peuvent faire arriver l'eau plus tôt.
4
Observer sur place
Les chenaux, les rigoles et les creux se remplissent en premier. Si vous voyez de l'eau arriver derrière vous, faites demi-tour immédiatement.
Erreurs courantes
×Utiliser les marées d'un autre lieu
×Croire que la marée haute arrive à la même heure chaque jour
×Ne pas tenir compte des vives-eaux
×Revenir à pied à travers des chenaux qui se remplissent
Limites et risques
–Pas de calcul des marées pour des lieux précis
–Pas de navigation en bateau
Sources
[1]
U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) – National Ocean Service: Tides and Water Levels (NOAA Ocean Service Education tutorial)
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-tides-physics
19 · Chimie et biologie · Relecture par un expert à venir
Pourquoi faire bouillir l'eau la désinfecte
La chaleur endommage si gravement les protéines, les membranes et le matériel génétique des micro-organismes qu'ils ne peuvent plus se multiplier ni provoquer de maladie. La rapidité du processus dépend de la température et du temps. Une ébullition à gros bouillons est bien au-dessus de ce que la plupart des agents pathogènes de l'eau peuvent supporter – c'est pourquoi elle est considérée comme très fiable. La chaleur ne sert toutefois à rien contre les produits chimiques et le sel.
Pour l'application pratique, suivez les consignes des autorités sanitaires sur l'ébullition de l'eau, voir l'article « Faire bouillir l'eau ». Suivez les instructions lorsqu'un avis d'ébullition de l'eau est émis.
L'ébullition n'élimine ni les produits chimiques, ni les métaux lourds, ni le sel ; certaines substances se concentrent même à mesure que l'eau s'évapore. En cas de suspicion de contamination chimique, utilisez une autre source d'eau.
N'utilisez jamais de réchauds ni de feux dans des tentes, des véhicules ou des espaces fermés sans ventilation suffisante (monoxyde de carbone).
Erreurs courantes
×Prendre les premières bulles au fond de la casserole pour de l'ébullition
×Verser de l'eau bouillie dans des récipients sales
×Croire que l'ébullition élimine les produits chimiques
×Confondre ébullition et stérilisation
Limites et risques
–Pas de mode d'emploi propre – voir l'article « Faire bouillir l'eau »
–Pas d'indications sur les agents pathogènes individuels
Sources
[1]
World Health Organization (2015): Boil water – Technical brief
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-boiling-disinfection
20 · Chimie et biologie · Relecture par un expert à venir
Ce qui se passe lors de la combustion
Le bois ne brûle pas directement : la chaleur le décompose d'abord en gaz inflammables (pyrolyse), et ces gaz brûlent dans la flamme avec l'oxygène de l'air. Ce qui reste est du charbon de bois, qui rougeoie sans flamme. Si l'oxygène manque ou si le feu est trop froid, la combustion est incomplète – elle produit de la fumée, de la suie et du monoxyde de carbone. Le triangle du feu (combustible, oxygène et chaleur) résume ce dont un feu a besoin.
Toute combustion dans un espace fermé peut produire du monoxyde de carbone. Pas de barbecue, de réchaud ni de feu dans les tentes, les pièces de vie ou les garages.
Les feux à l'air libre sont restreints ou interdits dans de nombreux endroits – renseignez-vous sur les règles locales et sur le risque d'incendie.
Étapes
1
Triangle du feu
Combustible, oxygène et chaleur doivent être réunis. Retirez-en un et le feu s'éteint – l'extinction repose aussi sur ce principe.
2
Pyrolyse et flamme
La flamme, c'est du gaz qui brûle au-dessus du bois. C'est pourquoi un feu brûle mieux quand l'air arrive par en dessous et entre les morceaux.
3
Du fin à l'épais
L'amadou et le petit bois fin fournissent assez de chaleur pour décomposer par pyrolyse du bois plus épais – ce qui explique la structure de tout foyer.
4
Lire la fumée
Beaucoup de fumée blanche à grise indique souvent du bois humide ou un feu trop froid ; un feu chaud bien aéré fume moins.
Erreurs courantes
×Ajouter trop tôt du bois épais
×Étouffer le feu en le tassant trop serré
×Utiliser des accélérateurs de combustion
×Se chauffer ou cuisiner à flamme nue dans des espaces fermés
Limites et risques
–Pas de conseil en prévention incendie
Sources
[1]
Headquarters, Department of the Army (USA) (2002): FM 3-05.70 Survival
[2]
David Halliday, Robert Resnick, Jearl Walker – John Wiley & Sons: Fundamentals of Physics
[3]
World Health Organization, Regional Office for Europe (2010): WHO guidelines for indoor air quality: selected pollutants (carbon monoxide chapter)
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-combustion-chemistry
21 · Chimie et biologie · Relecture par un expert à venir
Monoxyde de carbone : pourquoi il est si dangereux
Le monoxyde de carbone (CO) se forme quand un combustible brûle de façon incomplète. Il est incolore, inodore et sans goût, et se fixe beaucoup plus fortement que l'oxygène au pigment rouge du sang. Le corps s'asphyxie alors de l'intérieur, souvent sans que la personne s'en aperçoive. Protection : ne brûlez jamais rien dans des espaces fermés, utilisez des détecteurs de CO, et en cas de soupçon, gagnez immédiatement l'air frais et appelez à l'aide.
En cas de suspicion de monoxyde de carbone (maux de tête, vertiges, nausées, somnolence chez plusieurs personnes, détecteur de CO qui sonne) : faites sortir tout le monde à l'air frais, ne rentrez pas et appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).
N'utilisez jamais de barbecue, de charbon de bois, de réchaud à gaz, d'appareil de chauffage sans évacuation des fumées ou de groupe électrogène dans des pièces de vie, des caves, des garages, des tentes ou des véhicules – pas même avec une fenêtre ouverte.
Matériel
Détecteur de monoxyde de carbone
Étapes
1
Connaître les sources
Poêles, chaudières, cheminées, barbecues, réchauds de camping, groupes électrogènes, moteurs de véhicules – toute flamme et tout moteur à combustion.
2
détecteur de CO
Installez et testez des détecteurs de CO selon les indications du fabricant dans les pièces où fonctionnent des appareils à combustion. Un détecteur de fumée ne détecte pas le CO.
3
Prendre les signes au sérieux
Maux de tête, vertiges, nausées, fatigue – surtout si plusieurs personnes ou animaux domestiques sont touchés en même temps et que cela s'améliore à l'extérieur.
4
Sortir et appeler
Sortez immédiatement à l'air frais, appelez à l'aide et faites contrôler les lieux par les pompiers ou des professionnels avant d'y retourner.
Erreurs courantes
×Se fier à l'odeur
×Rentrer un barbecue dans la maison pour se chauffer
×Faire tourner un groupe électrogène dans le garage porte ouverte
×Utiliser un réchaud dans une tente fermée
Limites et risques
–Aucun traitement médical
–Pas de valeurs limites
Sources
[1]
World Health Organization, Regional Office for Europe (2010): WHO guidelines for indoor air quality: selected pollutants (carbon monoxide chapter)
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-carbon-monoxide-physics
22 · Chimie et biologie · Relecture par un expert à venir
Piles et batteries par temps froid
Dans une batterie, des réactions chimiques fournissent le courant. Le froid ralentit ces réactions et augmente la résistance interne – les appareils s'éteignent tôt alors qu'il reste de l'énergie stockée. Une fois réchauffée, la batterie récupère généralement. Les batteries lithium-ion ne doivent pas être chargées à une température inférieure à zéro. Gardez les piles de rechange près du corps et prenez les appareils dans le sac de couchage la nuit.
Ne réchauffez jamais des batteries avec du feu, un poêle ou de l'air chaud et n'utilisez pas de batteries endommagées ou gonflées – risque d'incendie et d'explosion.
Ne chargez pas les batteries lithium-ion en dessous de zéro ; laissez-les d'abord atteindre la température ambiante. Les instructions du fabricant sont prioritaires.
Matériel
Piles de rechange
Batterie externe(facultatif)
Lampe frontale / lampe de poche
Étapes
1
Porter près du corps
Portez le téléphone, les piles de rechange et la batterie externe dans une poche intérieure ; prenez-les dans le sac de couchage la nuit.
2
Remplacer plutôt que jeter
Remplacez les piles froides, apparemment vides, par des piles chaudes et réchauffez les froides contre votre corps – elles fournissent souvent encore du courant.
3
Choisir la chimie en connaissance de cause
Choisissez des types de piles adaptés au froid selon le fabricant ; consultez le manuel de l'appareil pour les types autorisés.
4
Éviter la condensation
Rapportez les appareils froids dans des pièces chaudes dans un sac fermé et laissez-les s'y réchauffer lentement.
Erreurs courantes
×Jeter des piles froides en les croyant vides
×Réchauffer une batterie près d'un poêle
×Charger dans une tente par temps de gel
×Porter le téléphone dans une poche extérieure
Limites et risques
–Aucune indication de produit ni d'autonomie
Sources
[1]
Thomas B. Reddy (ed.) – McGraw-Hill: Linden's Handbook of Batteries
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-batteries-cold
23 · Chimie et biologie · Relecture par un expert à venir
Microbes dans les aliments : détérioration, fermentation et sécurité
Les bactéries, les levures et les moisissures ont besoin d'eau, de nutriments, d'une température adaptée et, selon le type, d'oxygène ou de son absence. Conserver des aliments, c'est supprimer l'une de ces conditions : refroidir, sécher, saler, acidifier, chauffer. La fermentation utilise des microbes utiles qui produisent de l'acide et évincent ainsi les microbes indésirables ; elle ne fonctionne de façon fiable qu'avec des recettes éprouvées.
La bactérie Clostridium botulinum peut produire une toxine mortelle dans les aliments peu acides conservés hermétiquement à température ambiante, souvent sans aucun changement visible. Pour les conserves et la conservation, utilisez uniquement des recettes et des méthodes éprouvées.
Couvercles bombés, gaz dans des conserves non fermentées, odeurs inhabituelles ou moisissures : ne goûtez pas, jetez. En cas de suspicion d'intoxication, appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).
Matériel
Bocal ou pot de fermentation(facultatif)
Étapes
1
Comprendre la chaîne du froid
Gardez les aliments périssables au froid ou au chaud ; ne les laissez pas des heures dans la plage intermédiaire.
2
L'acide comme protection
Les aliments marinés et lacto-fermentés sont plus sûrs, car l'acide freine les agents pathogènes. L'acidité nécessaire vient de la recette, pas du goût.
3
Utiliser des méthodes éprouvées
Ne mettez en conserve les aliments peu acides comme les légumes, la viande et les haricots que selon des instructions éprouvées ; pour la fermentation, respectez la quantité de sel et la température.
4
Travailler proprement
Gardez les mains, les bocaux et les plans de travail propres : moins de microbes indésirables au départ, c'est un risque plus faible.
Erreurs courantes
×Modifier les recettes au jugé
×Mettre en conserve des légumes peu acides sans méthode éprouvée
×Goûter des conserves suspectes
×Laisser un plat cuisiné au chaud pendant des heures
Limites et risques
–Aucune recette
–Aucune identification des moisissures ou des agents pathogènes
Sources
[1]
World Health Organization (WHO) (2006): Five Keys to Safer Food Manual
University of Georgia / National Center for Home Food Preservation (USA): National Center for Home Food Preservation – tested guidance on drying and preserving food
https://nchfp.uga.edu/
[4]
European Commission: 112 – the European emergency number
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-fermentation-microbiology
24 · Le corps humain · Relecture par un expert à venir
Équilibre hydrique du corps et déshydratation
Une grande partie du corps est constituée d'eau, et le corps perd constamment de l'eau par la respiration, la peau, la sueur et l'urine. La soif et l'urine concentrée sont les signaux qu'il utilise pour compenser. En cas de chaleur, d'effort, de froid, d'altitude, de diarrhée ou de vomissements, les pertes peuvent dépasser les apports. Cet article explique les bases – ce n'est pas un guide de traitement.
En cas de confusion, de conscience altérée, d'évanouissement, d'absence d'urine pendant de nombreuses heures, ou de vomissements et diarrhée persistants – surtout chez les enfants, les personnes âgées et les malades – appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE) ou cherchez une aide médicale.
Trop d'eau peut aussi être nocif : boire de très grandes quantités d'eau pure pendant un effort prolongé en absorbant peu de sel peut provoquer une carence dangereuse en sodium. Buvez selon la soif et les besoins, pas « autant que possible ».
Ne buvez que de l'eau sûre ou traitée ; la diarrhée causée par une eau contaminée aggrave la perte de liquide.
Erreurs courantes
×Ignorer la soif par temps froid ou en altitude
×Ne boire que lorsqu'on a très soif
×Compter l'alcool comme un liquide
×Ne boire que de grandes quantités d'eau pure et ne rien manger pendant un effort prolongé
Limites et risques
–Aucune indication de diagnostic ni de traitement
–Aucune quantité à boire pour la chaleur ou le sport
Sources
[1]
John E. Hall – Elsevier: Guyton and Hall Textbook of Medical Physiology
[2]
World Health Organization: Heat and health (fact sheet)
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-body-water-balance
25 · Le corps humain · Relecture par un expert à venir
Indice de chaleur : humidité et transpiration
La transpiration ne refroidit que si la sueur s'évapore. Quand l'humidité est élevée, elle s'évapore mal – c'est pourquoi la chaleur lourde paraît plus chaude et est plus dangereuse qu'une chaleur sèche à la même température. L'indice de chaleur combine température et humidité en une température ressentie.
Confusion, conscience altérée ou convulsions par forte chaleur sont une urgence : appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE).
Les valeurs de l'indice de chaleur s'appliquent en général à l'ombre. En plein soleil, la contrainte est plus forte.
Étapes
1
Tenir compte de la température ressentie
Les services météo indiquent souvent un indice de chaleur ou une température ressentie en cas de chaleur ; les alertes canicule tiennent compte de l'humidité.
2
Adapter l'effort
Par temps lourd, ralentissez, reposez-vous à l'ombre et faites les travaux pénibles aux heures les plus fraîches de la journée.
3
Boire régulièrement
Remplacez l'eau perdue, même si la sueur ne s'évapore pas visiblement.
4
Favoriser l'évaporation
Des vêtements amples et légers, un courant d'air par ventilateur ou par le vent, une peau humidifiée.
Erreurs courantes
×Ne regarder que la température
×Planifier les journées lourdes comme des journées sèches
×Croire que transpirer refroidit toujours
Limites et risques
–Pas de valeurs de tableau
–Pas de traitement
Sources
[1]
NOAA National Weather Service (USA): Heat Index (heat safety information)
https://www.weather.gov/safety/heat-index
[2]
John E. Hall – Elsevier: Guyton and Hall Textbook of Medical Physiology
[3]
Wilderness & Environmental Medicine (Wilderness Medical Society) (2019): Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Prevention and Treatment of Heat Illness: 2019 Update
https://doi.org/10.1016/j.wem.2018.10.004
Rev. 1 · Version en ligne: https://survivebetter.com/fr/explore/science/sci-heat-index-humidity
26 · Le corps humain · Relecture par un expert à venir
Comment l'hypothermie se développe
Le corps maintient sa température centrale dans une fourchette étroite. S'il perd plus de chaleur qu'il n'en produit, il réduit d'abord l'irrigation de la peau et des membres et se met à frissonner. Lorsque la température centrale descend sous 35 °C, on parle d'hypothermie : la pensée, la coordination et finalement la conscience déclinent. Reconnaissez-la tôt, protégez la personne d'une nouvelle perte de chaleur et appelez de l'aide.
En cas de confusion, de somnolence marquée, de conscience altérée ou si les frissons cessent alors que la personne a encore froid : appelez le numéro d'urgence local (112 dans l'UE). Manipulez la personne avec douceur et protégez-la du froid.
L'hypothermie peut aussi apparaître au-dessus de zéro – à cause de l'humidité, du vent, de l'épuisement ou de l'eau froide.
Étapes
1
Premiers signes
Frissons, mains froides, sensation de froid, motricité fine qui diminue. Un moyen mnémotechnique connu en anglais : stumbles, mumbles, fumbles, grumbles (trébucher, marmonner, tâtonner, grommeler).
2
Arrêter la perte de chaleur
Mettez la personne à l'abri du vent et de l'humidité, remplacez les vêtements mouillés par des secs, isolez – y compris du sol – et couvrez la tête.
3
Apporter de l'énergie
Si la personne est éveillée et peut avaler sans risque, des boissons chaudes sucrées et de la nourriture aident à produire de la chaleur.
4
Chercher de l'aide
En présence de signes d'alerte ou si l'état ne s'améliore pas, appelez de l'aide et protégez la personne du froid jusqu'à l'arrivée des secours.
Erreurs courantes
×Se fier à l'appréciation de la personne en hypothermie
×Continuer à marcher dans des vêtements mouillés
×Ne s'attendre à une hypothermie que par temps de gel
×Donner à boire à des personnes dont la conscience est altérée
Limites et risques
–Pas de traitement de l'hypothermie sévère
–Pas d'instructions de réanimation
Sources
[1]
Wilderness & Environmental Medicine (Wilderness Medical Society) (2019): Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Out-of-Hospital Evaluation and Treatment of Accidental Hypothermia: 2019 Update
https://doi.org/10.1016/j.wem.2019.10.002
[2]
John E. Hall – Elsevier: Guyton and Hall Textbook of Medical Physiology
[3]
European Commission: 112 – the European emergency number